Je regarde mon téléviseur
Et comme au travers d'un viseur
Je vois les malheurs du monde
Dont les médias nous inondent,
Pleuvent les nouvelles immondes
La terre n'est pas tout à fait ronde.
Le malheur des uns réconforte celui des autres.
Je regarde ce vieillard dans la rue
Qui réclame le sous, et je ne le vois pas
Et je regarde ces gens chez Delarue
Qui racontent ce qui ne se dit pas,
Je lis au café le matin, avant le boulot
Je m'abreuve de toutes ces infos,
Expulsions, meurtres dans le métro.
Le malheur des uns réconforte celui des autres.
Je le vois cassé en mille dans son fauteuil
Comme la souffrance parfois est palpable
C'est comme si je vivais en permanence dans le deuil
Je ne vois plus le beau, mais l'inacceptable
Et je vois ce monde sous son visage le plus laid
Non, je ne suis pas fier d'être français
Un président fanfaron et grotesque
Je parcours les images comme une fresque
Sur la barbarie, l'inhumanité de mes congénères
Je suis vivant et je n'en suis pas fier.
Le malheur des uns réconforte celui des autres.