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Des traces insistantes et noires
Comme des coulées de maquillage
Comme le plus profond des cafards,
Comme un ciel triste et gris d'orage,
Comme les barreaux d'une cage,
Des traces profondes et noires,
Comme tatoué d'un code barre,
Comme un ausweis pour un passage,
Lorsqu'on est plus vraiment humain,
Mais un simple maillon de la chaîne,
Lorsque pour les autres, on est plus rien
Et qu'on éprouve rien d'autre que la haine.
Comme une averse d'encre noire
Les petits bâtons comptent les points,
Ils encodent les moments assassins
Quand dans l'humain on pouvait croire,
Mais aujourd'hui nous sommes légions
Vers l'abattoir, comme des animaux
A se diriger comme des moutons
Vers un monde dénué d'idéaux,
Asservis comme des esclaves,
Enchaînés par des actionnaires,
A espérer l'épopée révolutionnaire,
Entassés dans le noir de la cave.
#A mon poignet comme dans mon cœur,
J'ai tatoué un code barre
Pour me rappeler ces putains d'heures
Ou je vivais pour ces connards,
Emprisonné juste pour quelques sous
Bien dans la meute entre les loups,
#A mon poignet comme dans mon cœur,
J'ai tatoué un code barre
Pour me rappeler ces putains d'heures
Ou j'engraissais tous ces connards,
Derrière les barreaux de ma prison,
Je n'apercevais plus l'horizon
Je n'entendais plus le chant des oiseaux
Je me perdais sur les réseaux.
#A mon poignet comme dans mon cœur,
J'ai tatoué un code barre
Plus d'identité, malheur!
Juste un matricule pour des connards.
(C) 2016, la fleur sauvage éditions D.Verhee.