Il faisait gris, triste et humide,
J'étais couché dans ce lit perfide,
Bercé par les chansons que j'aimais,
Triste, pour extérioriser le mal encore
Souffrir davantage, plus fort.
Des chansons tristes à souhait.
Les notes rythment mes pleurs
Et, au lieu de profiter de ces heures,
Je ne retenais, idiotement.
Que quatre minutes de boulversement,
On a besoin de se brûler
Sur les chansons de notre passé,
Nous nous complaignons dans les heures
Et accentuons et ravivons nos drames
Bêtement, au lieu de profiter
De l'instant présent, l'oeil rivé
Aux rétroviseurs de nos vies
Semblables et gavées d'insomnies,
Nous autres, les tourmentés,
Sommes trop idiots, pour aimer.