Avec le féerique Jura
En guise de décors,
Notre royaume était là,
Bien ancré dans nos corps.
Nous dégagions tant d'amour
Il suscitait les convoitises,
Passion de tous les jours,
Sous l'oeil critique des expertises,
Nous nous aimions si fort
Comme jamais auparavant.
Mais l'amour souvent dévore
L'écorce fragile des sentiments,
Tu me décrivais tous ces lieux,
Avec magie à chaque instant
Et l'on s'en remettait à Dieu
Qu'il nous préserve longtemps.
Galvanisés par la distance,
Nous vivions passionnément
Contre adversité et résistances
Nos rêves d'enfants,
Je retiens les moindres détails,
De notre quotidien extra-ordinaire
Devenu un monstrueux épouvantail :
Notre Paradis s'est mué en Enfer!
Nous sous sentions si différents,
Du commun et des gens,
Pour tout vivre intensément,
Même les plus banales instants.
Vois dans ma paume
Une ligne de vie sans fin,
Tu es mon dernier royaume
Je t'attends en vain.