Il faut être fort, toujours donner une explication à notre humeur, toujours donner un sens à des choses dites, parfois sous
le coup de l'impulsion. Que c'est compliquer de vivre en communauté. Moi, je suis un impulsif, j'écris mes peines, mes douleurs passées ou présentes, et ne fais que m'en inspirer quand j'écris.
Souvent on essaie de traduire mes mots, mais qui pourrait prétendre connaître quoi que ce soit à mes maux pour cela???
Que ce n'est pas aisé d'être heureux, et quand on tient le bonheur on est trop bête pour ne pas s'en rendre compte, et parfois le brûle -t-on à peine prit dans nos filets. Faut-il changer
toujours, abandonner des parties de nous-même quand on aime, quand on est aimé? Faut-il concéder à l'autre des éléments de notre personnalité quand on a le sentiment qu'ils sont majeurs et non
mineurs? Aimer c'est être inquiet quand on ne voit pas l'être aimé. Aimer? C'est aussi ressentir un peu de jalousie quand il/ elle est loin, ou indisponible. Aimer? C'est concéder et accepter.
Aimer c'est partager, s'intéresser à l'autre. Aimer c'est croire, espérer. Aimer c'est vouloir résolument entreprendre, communiquer, désamorcer les conflits. Aimer c'est tout vouloir, aimer est
excessif, forcément, et moi je suis quelqu'un qui aime fort. Et cela fait douter, ça fait mal parfois aux autres, ceux qui sont aimés, qui ne comprennent pas du coup, mais c'est ainsi.
Quand on commence à douter, c'est que l'amour n'est déjà plus qu'une ombre, qu'il fait déjà parti des souvenirs. On est proche du renoncement, cette phase destructrice de tant de couples qui ne se
souviennent plus, d'un coup, que l'on est pas plus heureux quand on est célibataire. Souvent je me pose cette question et y trouve vite la réponse. Oui, aujourd'hui je suis plus heureux à aimer, et
être aimé que lorsque j'étais célibataire. Alors, oui la vie de couple est complexe, O ça oui! Mais avec un peu de bonne volonté on se rend compte qu'elle nous apporte tant. On est vivant quand on
existe pour quelqu'un....au moins. Alors, mettons de l'eau dans notre vin, bon sang! Ou, assumons.