Il pleut sur mon pays,
Je marche tout trempé,
Je prends ce chemin-ci
Coupant par la vallée.
Les feuilles s'amoncellent,
Forment un épais duvet,
Seul dans cette immense forêt
Je tangue, je chancelle.
Je poursuis mon chemin,
Silencieux comme les pierres,
Je marche de bon matin,
M'enlisant dans la terre.
Au bout de mon sentier,
Je regarde notre maison,
J'aperçois notre doux foyer,
Que tu as quitté sans raison.