Les voilà déjà parties, quelques heures à peine. Et ce silence qui bourdonne dans mes oreilles depuis leur départ dans cette grande maison qui pleure leur absence. Pas d'histoire à lire ce
soir, même pas envie de sortir le chien, seul. Demain, il faudra se lever tôt et repartir gagner sa vie, misérablement. Loin de la vraie vie des enfants, et de leur entente incroyable, bien
qu'elles soient soeurs, et que cela paraît être une évidence. J'ai la gorge nouée par la tristesse des pièces bien rangées, pas de rires au second étage, pas de bêtise faite, pas de repas refusé ce
soir.....D'ailleurs à 4, on mangeait dans le salon, là à 2, on a végété dans le canap' avec un plateau repas télé, nous qui ne la regardions quasiment plus lorsqu'elles étaient présentes. Celle-ci
valait bien tous les "meilleurs" films de la Terre. La télé, ce soir me permet de ne pas focaliser mon attention sur leur départ, qui me blesse tant....Même pas envie d'écrire sur le sujet. 3 ans
que nous devons vivre séparés, j'ai l'impression d'être un prisonnier qui attend la prochaine visite. Il n' y a pas beaucoup de saveur dans ce qu'il me reste à vivre sans elles. Je sais
que lylou arrive cet été. Je sais que je l'aime déjà, mais un bébé ne remplacera jamais le manque que je ressens après chacun de leurs départs, et on ne s'habitue jamais à l'absence de sa
propre chaire.