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Je crois que je suis au plus bas,
Dans l'estime de moi, dans le trou,
Dans la fosse commune, devenu fou!
Une folie qui ronge ce qui restait de moi
La pression dans le travail est un enfer
Tout cela pour payer mon lourd passé
Je suis un indien payant un lourd tribut ;
Un extra-terrestre, un ange déchu
Mes choix antérieurs, mortels regrets
Il n'y a plus que des hivers
Je ne vois presque plus mes enfants
Prisonnier du cycle de l'éloignement
Et je retombe dans les mêmes travers :
je suis dépendant de son amour!
Et les incompréhensions me bouffent
Je la sens bien cette folie qui étouffe
Une légion de personne la désire
Virtuellement, ou réellement, pire!
Les fantômes de son Passé reviennent
Un retour qui accentue mes peines
J'ai confiance mais je suis si loin
N'est-ce pas un sentiment un peu humain?
Une légion se ligue pour me tendre la corde
Dans tous les pans de ma vie, une horde
Sauvage s'obstine à me faire perdre la raison
Je vois le malin présent en toute occasion
Qui se délecte de cette souffrance
Que je traverse dans l'indifférence
J'étais un enfant plein de rêves encore
Mais dans ce monde d'adultes suis-je mort?
Elle me demande de tant accepter....
N'ai-je pas le droit de ne pas tout encaisser?
Je me sais atteint par la maladie, qu'elle nie
Aurais-je déjà perdu toutes mes facultés?
Ne doit pas t-on concéder un peu?
Si l'on veut partager une vie à deux?
Se mettre à la place de l'autre, dans ses yeux
Dans son coeur, aussi je l'espérais,
Pour ressentir ce qui l'a tant blessé
Un grand cinéma diffuse des films atroces
Dans mes souvenirs ils brûlent, féroces,
J'avais besoin de croire, d'être réconforté
Pas cette sensation de saouler, de saouler...
La pente est dangeureuse
La chute vertigineuse
Car elle ne semble pas me prendre au sérieux
Mon Dieu, faîtes que ce présentiment soit usurpé
Ou alors épargnes moi ô mon Dieu
D'avoir à sombrer loin de ses bras, desespéré.
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