Je pars encore et toujours,
Perpétuelle migration sauvage,
Je fuis et te cherche mon amour,
A travers le pays, les bocages.
Je t'espère encore chaque jour
Je sais que je te retrouverai
A la croisée d'un détour,
Sur un chemin dans la vallée.
Je poursuis ma croisade,
Ma sollitude attriste la promenade,
Et les chemins me semblent longs
Quand poind la sixième saison.
L'espoir m'abandonne à son tour,
Le pas est moins alerte, plus lourd,
Si j'ai survécu à tout cela
Ce n'est que pour retrouver tes bras.
Et les montagnes sont embrumées,
Elles semblent encore nous pleurer
Nous qui leur parlions en chemin,
Chut! C'est déjà l'heure d'un autre train!