Assis dans un confortable sofa,
Je regarde fixement mon cellulaire,
La chaine diffuse une musique à l'air
Aussi attrayant qu'une ablation du foie.
Non, il n'y a plus personne, là
Comme elle affole ma maladie,
Elle éloigne proches et amis
Soignes- toi! , disait-elle, soignes-toi!
Je me languis, là, assis
Bien parti pour une insomnie,
Je vais regarder défiler les heures
Les larmes couleront à l'infini,
Jusqu'au jour prochain, tout à l'heure.
Je relis encore tes lettres,
Encore et toujours,
Elles contribuent à mon mal-être,
Les jèterai-je un jour?
J'ai égaré tes messages,
Dans la mémoire du téléphone,
Pas dans la mienne, dommage!
Et, j'attends bêtement qu'il sonne.