C'est le temps de la compréhension,
Quand tombe la dernière illusion,
Plus éphémère que l'amour,
Plus sournois, mythe sourd,
Avons nous réellement des amis?
Ils nous fuient quand plus rien ne va,
C'est un sentiment toujours en sursis,
Aussi volatile qu'infidèle, je crois,
L'amitié est intéressée,
Elle survole comme la vautour,
J'ai enfin compris ce jour,
Qu'il ne faut rien en espérer,
L'amitié passe toujours aprés,
Pour tromper l'ennui, se rassurer?
L'amitié est devenue dérisoire,
Elle ne supporte pas le desespoir.
Elle craint plus que tout le malheur,
Et sa pestilentielle propagation,
Elle se fait oublier à certaines heures
Peur d'une quelconque contamination.
Bien que rassurante elle est futile,
Quand tout va, elle est tranquille,
En suspend quand on est mal,
Fragile, comme l'amour est infernal!
Parfois est-elle ambigue,
Source de nombreuses jalousies,
Se confondant avec l'amour aussi,
Sournoise, aveugle, si j'avais su!
Il n'y a rien à en attendre,
Sauf lorsque tout va bien,
Une putain qui sait se vendre
Un leurre dans mon chagrin,
Où donc êtes-vous tous passés?
N'avais-je donc aucun intérêt?
Hypocrites jusque sur les bancs,
Ils reviennent tous aux enterrements,
Mon pamphlet est terminé,
J'ai grandi et me suis réveillé,
Je n'attendrai plus rien de vous,
Le monde est égoiste et fou,
Mais, je sais....
Nous allons nous retrouver.