Ils sont là, partout,
Ils te dévorent lentement,
Comme de petits vers blancs,
Ils rongent tout.
T'as beau te jeter
La tête contre les murs,
Ils te parlent tout bas,
Ca te défigure,
On ne te reconnait pas,
T'as beau pleurer,
Le visage est un peu flou,
Mais les images sont là,
Tu finis par devenir fou,
Des barreaux autour de toi,
Ils parasitent ta vie,
Te détruisent impunément,
Ils colonisent ton esprit.
Quel échappatoire à présent?
Ils te mangent la tête ;
Personne ne te comprends plus,
La vie est parfaite!
Ont-ils tous perdu la vue?
Tu voudrais leur échapper,
Qu'ils te fichent la paix!
Dans une armoire à vitrines,
Tu saisies cette carabine,
Le canon dans ta bouche
Ils se disent en riant,
Que tu n'oseras pas!
Tu pleures en appuyant
Ils se déversent dans le sang
Comme l'eau de la douche,
Ma tête s'est vidée enfin,
De tous ces démons malins,
Les vers meurrent avec moi,
Je les emporte dans ma folie,
Je ne pense plus, je sourie
Il n'y aura plus de combats.