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Ça y est. Je rentre à la maison,
Je passe de pièce en pièce, désespère,
Je regarde un peu hagard tes chaussons,
Je ne sais plus où je n'ai pas encore pleuré.
Tu m'as abandonné, bien malgré toi
C'est l' été et pourtant il fait froid.
Nos photos, ton odeur, tes habits
S'amusent à me déchiqueter le coeur,
C'est un enfer sans nom, et infini,
Qui soudainement me plonge dans le malheur,
Je voudrais oublier jusqu'à ton prénom,
J' voudrais tuer tous ceux qui sont en vie,
Je pleure, je tombe, je hurle ton nom,
Tout peut-il cesser d'un coup ainsi?
J' voulais cracher tout à l'heure,
Sur leur Dieu de misère!
Lui, qui m'a enlevé le coeur,
Lui, à qui l'on devrait des prières?
y' avait des millier de fleurs,
Des oeillets pourpres, comme tu les aimais ;
Ces chants, ces paroles résonnent encore,
Tous ces faux-culs qui se mouchaient fort!
Mais qu'est-ce qu'il en sait ce bon curé?
De toutes mes souffrances et de ces foutues heures
Qui vont nourrir ma peine éternelle,
O mon ange, tu étais si jeune et si belle!
J'voudrais rejoindre ta lumière,
Qui éclairait ma vie de mille feux
Je m'en irai dans ma dernière prière
J'éclaterai mon coeur d'amoureux,
J'vais te rejoindre vite, mon grand amour,
Nous finirons notre course au Paradis
J' vois le trajet, le parcours,
Je n'ai que faire de cette vie,
Toi, qui l'a perdu dans cette voiture.
D.Verhée 2006 (c) les fleurs sauvages