Un poison coule dans mon sang.
Il me dévore mon humanité.
Une douleur me crie violemment
Que je ne parviens pas à t'oublier.
C'est une horrible sensation,
Qui me gâche toute mon existence,
Deux années déjà à faire illusion,
Et mon coeur souvent est en partance.
Il me délivre des souvenirs
Comme autant de coups de couteau.
Vais-je un jour enfin vivre à nouveau?
La moindre désillusion, et te revoilà.
Comme un fantôme tu traînes le pas,
Et tu emboîtes les miens, et mes peurs
Tandis que je peine à sortir des pleurs,
Caché dans mon immense chagrin
Dans la solitude de mes mots couchés,
Comme une ombre qui n'ose s'en aller,
Je suis de moins en moins serein.
Deux années, déjà, à faire illusion,
Mon coeur souvent est en partance,
La solitude se nourrit de tes souvenirs,
Tu reviens quand je t'attends le moins,
Peu importe où que j'aille en France
Mon coeur brûle comme la lave en fusion,
Toujours partir, toujours s'enfuir
Il me reste toujours ce même chagrin.