Ben, voilà.....J'ai repris le travail. Il y a tellement longtemps que je n'avais pas goûté aux plaisirs de vraies vacances, au loin, au sud, au
soleil....que j'en avais oublié la vraie saveur de la vie. L'autre vie, pas celle du stress et de la pression des mauvais chiffres d'affaires! Celle de jouer avec les enfants, de leur donner le
bain, et de vivre quotidiennement avec eux. C'était un bonheur sans nom, plus que parfait; Je regarde déjà les traces de celui-ci au travers de photos qui me font déjà mal au ventre. je sais qu'il
va falloir attendre des semaines avant de revoir mes filles, et des mois avant de re-goûter aux joies que l'on m'accorde de repartager à nouveau des instants ordinaires avec elles, que moi je
trouve pour le moins "extraordinaires".
J'ai le ventre déchiré, et le cerveau qui m'envoie déjà ces images qui font tant souffrir à l'heure de reprendre un travail qui va encore me prendre toute mon énergie et mon temps. Tout ce qu'il me
reste de vivant partira dedans et ce ne sera jamais assez pour mes employeurs, évidemment. Est-ce ça la vie que de vivre coupé de mon monde social loin de ceux que j'aime, et sans avoir le
temps durant ces longs mois de leur signifier cet amour, la faute, entre autre, aux deux cent kilomètres qui nous séparent!
Allez vivre une vie de Papa, allez vivre une vie d'amoureux dans cet univers là?
Je vais me lever avec le soleil, et aller travailler, et me coucherai avec lui, en ayant à peine fini, même pas satisfait de moi, car dans mon travail, il nous faudrait des journées de 30h pour
boucler le programme du jour!
Je vous laisse à me lire, certain de vos encouragements pour tenir, eh oui! Il faut bien manger et tout coûte si cher! Il faut un travail qui rapporte, quitte à y passer tout son temps libre ,
toute cette énergie qu'il réclame, sous peine d'être viré comme un mal-propre! On est des Dieux quand le chiffre va, et "on descend vite du grenier à la cave" (comme j'aime à le dire) quand le
chiffre plonge conjoncturellement et que vos employeurs y descellent déjà des manquements dans votre travail pour motifs, ou dans votre rigueur, ou dans plein d'autres épiphénomènes à la
con......
J'aime mon métier, mais je sais qu'il me condamnera tôt ou tard car les succès n'y sont que temporaires, un jour la conjoncture est moins bonne, et on tombe......De haut!
Aujourd'hui, pendant mes congés, la conjoncture, cette sal.....n'a pas été bonne, et me voilà un absent menacé.....Mince alors!
Je suis Directeur de magasin et ce n'est pas simple, ça se saurait!