Je m'égare dans une terne vie,
Les mots se contentent de fuir,
Dispersé et privé de toute envie,
De rêver à nouveau et de vivre,
Les souvenirs encore bien vifs,
De ces instants de magie folle,
J'erre comme l'étoile sur le récif,
Et toi, mon ange qui s'envole,
Chaque jour un peu plus loin,
Bien trop loin de mon chemin,
Vers une vie plus facile aussi
Que la notre, si compliquée
Vers plus d'aisance aussi,
Pas d'enfants, ni de contrariété.
Comme la vague qui claque
Sur le rocher en s'écrasant,
Comme une goutte de sang,
Qui finit par former une flaque
Ma tristesse gonfle violemment
Dans cet ersatz de vie qui perdure
Loin des collines et des vertes pâtures
Je me meurs silencieusement...