Quand la lumière s'éteint,
Quand partent nos chagrins,
Quand tu en es sur et certain,
Quand les regards semblent loin...
Je m'assois sur la rambarde,
Et mon coeur bât la chamade,
C'est là, la dernière des ballades,
Celle qui ne rend plus malade.
Quand les espoirs sont vains,
Quand il n'y a plus de lendemain,
Ni refuge, ni autre chemin,
Quand tu ne ressens plus la faim...
Quand plus une once de vie sociale,
Quand le téléphone ne sonne plus,
Quand tout a un air de déjà vu,
Quand la déprime devient normale...
Se lever sans but dans la vie,
Tu regardes les heures passer,
Interminables à s'égrener,
Quand tout espoir semble avoir fui...
Le Doubs depuis tout là-haut,
A l'air aussi doux qu'un agneau,
Mais en bas, il y a un loup,
Dernière morsure, dernier coup....
Quand le précipice est délivrance,
Sous la pluie ton corps balance,
Dans un élan de courage, en transe
Et, défilent les images de l'enfance....
Ne surtout pas penser à l'après,
Aux jugements qu'ils ne manqueront pas de porter
Mais la tristesse ne dure jamais
Et que l'on est vite oublié
Que l'on est vite oublié
La tristesse ne dure jamais,
Quand tombe dans l'oubli, ton prénom
Dans les oreilles cette belle chanson,
Quand le vide hurle ton nom
Comme un dernier trait d'union...
Sur la rambarde......
Que l'on est vite oublié
Sur la rambarde.....
La tristesse ne dure jamais....