Hiver froid, Pologne 1943,
Sous les essieus d'un train
Transportant du bétail,
Complètement transi de froid,
Papy mène sa propre bataille,
Les Camps sont un enfer certain,
Ravaruska et ses milliers de morts,
Il faut tenir, accroché, encore,
La France est si loin d'ici,
Les doigts gelés, la paralysie
Des membres, seront tes séquelles,
Que tu porteras comme une béquille
Mais retrouver ta famille,
En te faisant à nouveau la Belle
N'a pas de prix.
Des jours sous ce train,
Traversant Allemagne nazie,
Ils voulaient te fusiller, les chiens
De guerre lâchés, en furie,
Torturaient pour te retrouver,
Quelques voisins valeureux
Leur donnaient des informations,
Quelle joie à la Libération,
De leur mettre une balle ou deux!
Mais pour sauver ta Liberté
Tu as laissé une part de ta santé,
Mais, retrouver ta famille,
Vraiment n'avait aucun prix.
Croix du mérite, Croix de guerre,
Croix des Déportés, je suis fier
De l'homme, et du combattant
Que tu étais mon Grand-Père,
Reposes tes cent années,
Racontes aux anges les combats menés!
Racontes-leur ce que tu as enduré!