Des ombres chinoises,
Défilent dans ma tête,
Voilà qu'elles me toisent,
Elles ne sont pas à la fête,
Elles gesticulent au hasard
Derrière un draps peut-être?
Elles ne sortent qu'au soir,
Si futiles, et si bêtes,
Des ombres chinoises,
Dessinent des histoires,
Quand vient la nuit, le noir,
Se mêlent et s'entrecroisent,
Elles serpentent insidieuses
Pénètrent mes rêves, violeuses
Elles dévorent mes pensées,
Ce sont mes ombres chinoises.
Des ombres chinoises,
Qui hurlent en silence
Déchirent mes nuits,
Sous les toits d'ardoise
Ces fantômes en furie
Crient, hurlent et dansent
Jusqu'au petit matin.
Se cachent derrière mes yeux
Me montrent ce monde hideux
Qui me fait tant craindre...
Je n'aurais pas du éteindre
M@dine (c)