Même les oiseaux ne chantent plus,
La ville est triste, les gens aussi,
Les rues bondées sont silencieuses,
Même les voitures ne font pas de bruit,
Le calme règne dans une ténébreuse,
Atmosphère de deuil, si j'avais su
Que ton absence serait si silencieuse.
Les heures passent, et je reste planté
Là, à me demander ce qui s'est passé?
C'est comme si une bombe atomique
Venait d'exploser dans ma vie,
Que je ne contrôle plus et que je fuis,
Comme si je ne sais quel esprit sadique
S'évertuait à me coller la guigne.
Pas un bruit dans la maternelle
Du quartier et chez les commerçants,
Journée morte, peu rassurante,
Lourd silence dans les ruelles,
Parachuté ici, chez les vivants,
Je sens une odeur omniprésente,
De souffre, de Chlore, d'explosion.
Et je déambule dans ce jour gris,
Sans comprendre ce qui s'est passé,
Juste constater mes larmes couler,
Me demander ce que je fous ici,
Planté là, marchant tout droit,
Et, avec dans le coeur ce froid,
Qui me glace, me pénètre, me fige
Comme si la vie s'était arrêtée.
Hélas, je reprends la route,
Vers d'autres lieux obscures
Pris en tenaille par les doutes,
Je remonte dans cette voiture,
Qui soudain s'écrase sur un mur
Mais l'accident ne me tue pas,
La mort, non plus ne m'aime pas.