J'ai touché du bout de l'aile,
Le frisson absolu, le suprême,
Le talisman tabou de ma belle,
Après disette et carême,
Je peux bien mourir après tant!
Tant il n'y a de mots assez forts
Je trésaille encore sous les ondes,
Fou! Le plaisir de ces secondes
Qui m'a parcouru et me parcoure encore
A cette faculté de vous faire chavirer
De fendre les armures, transperçant
Mon coeur qui te réclame comme l'enfant,
Qui vient au monde pour sa maman,
Je suis bouleversé comme jamais,
Par ce flot de sentiments mêlés,
La tristesse de ne pas te voir quatre jours,
Après ce partage de nos vies, nos corps,
Entremêlés dans un dernier baiser,
Plein de pleurs avant de se quitter,
Qui en réclamaient encore,
Qui en réclameront toujours.
J'ai volé loin dans le Paradis,
Des moments inégalés et bleutés,
Dans le reflet de tes yeux,
J'aurais aimé partir à deux,
Tout fuir et reconstruire ainsi
Notre vie, sacré chantier!
Je ne supporte pas ce départ,
Au goût amer de l'attente,
Dans la peur, isolé dans le noir
Je me sens mort comme la fiente.
Amoindri et faible sans tes mains,
Engourdi, et à l'envers, terrifiante
Perspective de l'attente.
Mais je sais que les lendemains
Seront encore plus merveilleux,
Et nous feront brûler tous les enfers,
Qui s'efforcent à nous séparer.
Il n'y aura plus personne sur terre
Qui pourra dire l'avoir ignoré
Notre immense amour intense,
Ne connaît de répit, que romances,
Qui forcent le respect des passants,
Qui souriaient à grandes dents,
Quand nos corps se touchaient,
Sur le parvis de la Cité
Jusqu'au plaisir absolu et divin,
Qui, désolé, n'appartient
Qu'à nous, mon Amour
Tu vas me manquer.