Je suis un pauvre piéton,
J'traine là comme un con,
y a pas d'arrêt d'chez moi,
Qui me permette de te voir, Papa,
Des tas de gens indifférents,
Passent et vivent inlassablement,
Bien loin de ma détresse,
Longues et profondes sont mes faiblesses.
J'ai perdu une part de mon identité,
Je ne sais plus quel chemin emprunter,
Je crève juste de ne plus te voir,
Alors je me perds dans le noir,
Seul, avec ce fichu stylo
A tenter d'évacuer mes maux,
Et l'encre qui coule paisiblement
N'efface pas ma peine pour autant.
Il ne reste plus de moi que ce simple piéton,
Hagard comme une dinde au milieu de ses marrons!
Qui cherche désespérément le moyen,
De retrouver enfin ce chemin,
Qui mènerait à toi, Papa.