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Je Ne Suis Personne

  • : 30 années d'écriture DAMIEN VERHEE 2020 aux origines de l'écriture
  • : Suivre l'actualités de l'écriture de DAMIEN VERHEE, romans, poésies, projets, chansons
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Damien Vrhee

  • VERHEE D
  • Je suis un homme du Nord, qui a promené sa plume aux quatre vents, assis au milieu des crocus, calepin en poche, tout devient sujet à la rédaction de Poèmes "Sncf"...qu'on écrit partout, en toute occasion, comme ça, en improvisant, en écrivant....et plus de 640 textes sont ainsi nés, jusqu'à aujourd'hui, à l'aube de 2018....ou un tournant se prépare mes amis....
  • Je suis un homme du Nord, qui a promené sa plume aux quatre vents, assis au milieu des crocus, calepin en poche, tout devient sujet à la rédaction de Poèmes "Sncf"...qu'on écrit partout, en toute occasion, comme ça, en improvisant, en écrivant....et plus de 640 textes sont ainsi nés, jusqu'à aujourd'hui, à l'aube de 2018....ou un tournant se prépare mes amis....

Bientot mon 1er roman à paraître

Pour tous renseignements pour utiliser en musique un texte présent sur ces pages, contactez moi
Damien V.
06 50 83 87 89

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Vous Avez Loupe

13 juillet 2009 1 13 /07 /juillet /2009 06:34

Etienne et Vincent papotaient encore de cette fameuse Damara quand les portes de l'ascenseur s'ouvrirent, devant la bouille défaite de Mme Rosy.

-Bonjour Mme Rosy! crièrent en écho les deux amis, non sans rire davantage!

-Bonjour Mr Vincent, alors on a incore fait sin boubourse c'te nuit, y éto tard in plus , incore un p'tiot peu et j' décido d'appeler eul polisse! Y d'a marre de c'boucan de tous les diables !
-Oh pardon Mme Rosy, j'avais un peu bu, veuillez m'en excuser, je ferai plus attention à votre tranquillité dorénavant, promit-il. 
-Si vous pouvo n' être aussi gintil que vot' ami, ce s'ro eun bonn choss'
-On essayera, Mme Rosy, on essayera.....Mais vous savez il est un peu trop sage, des fois, notre Etienne! Au'rvoir mme Rosy!
-Ché deux là, am' n'avis qu'céto bin des homokekchoss'....pfff ! Râla t-elle.

Sur ces bonnes paroles, les deux amis quittaient les lieux et se précipitaient dans les sous-terrains récupérer la voiture au parking.
-Un petit REM en live, ça te botte?
-Tu m'étonnes, vendu!

Les deux amis empruntaient la rocade pour quitter Lille, et prenaient l'autoroute A25 direction les plages du Nord. Merveilles régionales, ces plages de sables fins, à quelques encablures à peine de Lille...Enfin, sauf par jours de grand beau temps, en été, où tous les gens du Nord semblent alors se donner rendez-vous à Mâlo, Berck, et autres plages! Et au lieu de mettre une petite heure sur le vieux bitume, on peut aisément mettre le triple! C'est tellement peu fréquent  qu'il fasse beau, que ces jours là chacun a droit à un mettre carré, guère plus sur ces plages qui s'étendent, de toute la Côte belge au littoral du Pas de Calais, soit près de deux cent kilomètres. Dunes, sable fin, mais eau gelée, même en plein coeur de l'été, où il faut être très valeureux pour tenter l'aventure d'une baignade! Surtout sans combinaison de plongée!

Aujourd'hui il fait beau, Novembre sait se faire oublier. Ni vent du Nord, ni pluie, juste 4°, pas de brouillard, personne sur l'autoroute, du bonheur. Ils ont décidé de se promener à deux du côté du Mont Cassel, en pleine Flandres, et de manger dans un estaminet si typique. 176 mètres d'altitude à peine, et nous voilà sur les sommets du département du Nord, en pleine ruralité flamande. D'ailleurs pour les non autochtones, les panneaux inscrits en Flamand sont très dépaysants. Destination le "Kerelshof".
   

Immanquable pour tout amateur d'estaminets, le Kerelshof doit son nom aux Anglo-saxons. C'est ainsi que l'on nommait leurs descendants qui vivaient sur le littoral flamand et ses alentours.  Kerel est donc resté dans la langue populaire synonyme d' «homme fort». Tenu depuis plus de 10 ans par Michèle et Denise Van Den Diessche, l'estaminet se situe dans l'une des plus anciennes bâtisses de Cassel. La décoration est soignée voire raffinée et bien sûr dans le pur style flamand. De nombreux objets et jouets anciens sont disposés ici et là dans l'estaminet. Plus de 70 bières à la carte. Le lapin à la bière « Gueuze » et les « Hustsepot » sont les deux spécialités de la maison à ne pas manquer.
Bien sur, on peut y manger du Potchevleesch, de la Carbonnade Flamande, et autres délices régionaux, mais le lapin est un mêt succulant dont nos deux compères raffolent.
Après avoir salué Michèle et Denise, Vincent et Etienne, en vrais habitués des lieux s'installèrent, autour d'une bière Ch'ti, évidemment.   


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13 juillet 2009 1 13 /07 /juillet /2009 06:33

Attablés comme des rois, éclusant bières sur bières, nos deux amis discutaient de choses et d'autres en s'éclatant la panse comme il se doit dans ce genre d'endroit, de plus en plus prisés. Les estaminets ont le vent en poupe, encore plus depuis une dizaine d'années où l'essor du tourisme régional a fait naître, ou renaître, bon nombre d'entre eux. Il est vrai que dans certains, on est loin de l'idée originelle qui était qu'il n'y ait qu'une seule immense tablée commune, où l'on mangeait aux côtés d'inconnus, tissant au fil du repas des liens, entre les convives d'un soir, d'un midi. Mais ça reste très sympa d'y aller. On y mange très bien. Les petits-bouchons lyonnais version ch'ti. Vincent expliquait les différentes positions de la nuit dernière en long, en large, et en travers ( les explications, et aussi les positions!). Etienne, lui était un peu hagard, se souvenant d'une fois où il avait emmené Catherine en ces lieux, il l'avait même demandé en mariage, alors qu'il entrait à peine dans un divorce qui s'annoncerait périlleux. Ces pensées le plongèrent dans une certaine mélancolie. 
-Who, l'ami, t'es avec moi ou t'es ailleurs, beugla Vincent.
-Je suis là, non, je repensais à la fois où j'étais venu avec Catherine ici. Mais t'inquiètes je t'écoutais. Je ne t'écoute pas avec les yeux tu sais, mais bien avec mes oreilles!
-Pfff! Je la note celle-là. Bon où en étais-je?
-Et bien à la 3è fois de la nuit, dit Etienne un peu las


A quelques centaines de kilomètres de là, un accident sur la route nationale 96, à l'entrée du Pertuis, dans le Vaucluse. Une jeune femme a eu un accident et est plongée dans le coma.
Et, alors même qu'elle est transportée au CHR d' Aix en Provence,deux gendarmes discutent au sujet de l'enquête de routine qui commence.

-Jean-Pierre, t'as combien de mètres entre les premières traces de freinage et l'endroit où la voiture s'est encastrée dans le platane?
-Un bon paquet, je dirai 120m
-Pourquoi cette jeune femme s'est elle empalée dans celui-ci en plein virage au lieu d'atterrir dans ce champs là-bas en face sur le côté droit de la Nationale?
-Oui, c'est étrange, en effet. 
-T'as noté l'immatriculation?
-Oui, oui, 3412 BZK 13.

Quelques instants plus tard, après les premiers relevés de constatation de la brigade, et alors que nos deux gendarmes sont sur la route du retour. Ils reçoivent par radio, un message qui les surprend :
"Alpha 13, l'immatriculation que vous nous avez donné, 3412 BZK 13 correspond à une Peugeot 407 coupé sport, déclarée volée dans le Var, à la B.T de Fréjus. Il faudra envisager d'auditionner la victime de l'accident à la sortie de son état comateux. Terminé"

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13 juillet 2009 1 13 /07 /juillet /2009 06:31

Dans les bureaux de la brigade de recherche de la Gendarmerie de Pertuis, Vaucluse.

L'adjudant Lespinasse entre dans le bureau, où les deux gendarmes étaient en train de dresser le procès verbal des premiers éléments d'enquête de l'accident.

-Bon, Thierry et Jean-Pierre, c'est quoi cette histoire sur l'accident de la RN 96 tout à l'heure.
-Bonjour chef, fit Jean-Pierre, il apparaît qu'une dame de trente ans environs, est sortie du virage à l'entrée de la ville, au lieu dit " Les Cigalous", et a percuté un arbre à 120 m des premières traces de freinage. La dame s'appelle Madame Estivette, inconnue des services de police, domiciliée à Meyrargues en Provence, Bouches du Rhône, cependant son véhicule est inscrit au registre des voitures volées, il s'agit d'une Peugeot 407 immatriculée 3412 BZK 13, de couleur noire, modèle 2006. La dame est actuellement plongée dans le coma au CHR d'Aix, nous avons demandé à être informé de son réveil, en vue d'aller lui poser les questions de rigueur.
-Très bien, tenez moi informé, fit l'adjudant Lespinasse avant de quitter l'air mystérieux les lieux.

Cinq minutes s'étaient écoulées avant que Lespinasse ne s'assoit à son bureau de chef de brigade. Il composa un numéro depuis son portable.
- Allo, ici Lespinasse, elle a été transportée sur Aix, je vous tient informé............Bien sur que non!...............N'ayez crainte, on a prit les précautions.......Il n'y aucune raison, je m'en occuperais personnellement.

Au même moment, au CHR d'Aix, un médecin ordonna le transfert de la patiente au 3è étage des Urgences, en trauma.
-Vous êtes certain Dr Dorismo que cette patiente puisse être transférée dans son état?
-Bien sur, mademoiselle....euh....Dablencourt, qui est le Docteur ici, vous ou moi,
Sur ces paroles, le médecin signa l'ordre de transfert et celui-ci fut accompli dans le quart d'heure qui suivait.
Une demi heure après, Lespinasse appelait déjà l'hôpital pour s'enquérir des nouvelles de Mme estivette. Aprés avoir été basculé de service en service, on ne la trouvait pas. Pas plus aux urgences qu'en Trauma, nulle part. pas plus qu'il n'y avait de nouvelles d'un certain Docteur Dorismo. le corps et le médecin semblait s'être volatilisé. Lespinasse était fou de rage. Il prit à nouveau son combiné.

-Re-bonjour, Lespinasse à l'appareil, la fille a disparue! ..........J'en sais rien, un certain Dr Dorismo s'est occupé d'elle, et on l'a transféré au 3è, puis plus rien........Non, lui non plus, plus aucune trace, j'envoie mes hommes de suite pour relever les bandes vidéo! .......Mais je n'en sais rien vous dis-je! Je vous tiens informé, .........Comptez sur moi, Monsieur; 

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13 juillet 2009 1 13 /07 /juillet /2009 06:30
Lespinasse ordonna à peine franchi la porte de son bureau à deux de ses collaborateurs d'aller à l'hôpital récupérer des infos. Ainsi, deux gendarmes s'en allèrent jusqu' Aix. 
-Il avait l'air furax le Patron, dit le gendarme Ventale
-T'as raison, il fait tout un foin de cette femme, et de sa fichue voiture qui serait volée ? Je sais pas ce qu'il a avec cette affaire? On a plutôt intérêt à lui ramener du concret. Mais comment peut-on quitter un hôpital en étant dans le coma, c'est une drôle d'histoire, hein?

Les deux gendarmes, qui venaient tous deux de sortir de l'école de gendarmerie, arrivèrent au CHR. Ils demandèrent à parler au médecin chef qui avait eu en charge Mme Estivette. Ce dernier leur signifia ne rien y comprendre. Mme Estivette était en salle de réa en attendant d'être transférée dans un autre service, puis au moment de sa prise de poste, il ne la trouva plus dans  sa chambre, interrogea plusieurs infirmières en vain. Personne ne l'avait vu disparaître, personne non plus ne semblait être passé la réclamer ou s'intéresser à elle au standard. Les pistes vidéo, pensèrent-ils alors, oui, les pistes vidéo. Depuis une agression nocturne sur le personnel hospitalier,en Mai dernier,  l' hôpital s' était équipé en matériel de vidéo surveillance.  
Les deux gendarmes gagnèrent alors le poste de sécurité de l'hôpital.

-Bonjour! dit le gendarme Ventale
-Monsieur, fit un agent de sécurité.
-Nous venons réquisitionner les pistes vidéo qui donnent sur le couloir de la chambre 208, en trauma!
-Bien sur, dès que vous m'aurez transmis l'ordre du parquet! fit sèchement l'agent qui n'aimait guère les gendarmes, et encore moins ceux qui lui parlaient en se la jouant à la Starsky & Hutch. Naguère, il avait connu la prison, sur une petite erreur policière, alors gendarmes ou policiers, même combat désormais!
-Mais enfin Monsieur, vous ne pensez quand même pas que l'on va ennuyer le magistrat pour une simple petite disparition d'une jeune femme, alors qu'il doit s'agir d'une simple mésentente entre vos services et qu'elle doit traîner quelque part, dans un autre service?
-Et bien....si! Il va bien falloir, j'ai des ordres de confidentialité des bandes. petite ou grosse affaire, c'est pareil! Quant à nos patients, ils ne traînent jamais....Tant qu'ils sont dans nos murs, ils sont pris en charge, à mon avis elle est loin votre "petite affaire"!

Devant la non coopération de l'agent les deux gendarmes décidèrent de téléphoner au commandant Lespinasse. Que ce dernier fasse le nécessaire. C'est qu'avec Lespinasse, il ne faut pas aller contre son sens, ou ses envies, ou alors il faut aimer se faire houspiller!

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13 juillet 2009 1 13 /07 /juillet /2009 06:27
Ce n'est rien de dire que Lespinasse était fou de colère. Après un aller-retour pour aller voir lui-même s'il pouvait débloquer la situation avc l'hôpital. Lespinasse prit le parti de joindre son interlocuteur pour le tenir informé de la situation. Mme Estivette avait disparu des lieux, au nez et  à la barbe de tout le monde, et ce sans explication. C'était incroyable, mais ainsi. Lespinasse avait prit le temps de questionner à nouveau tout le monde, médecins, médecin-chef, infirmières, aucune nouvelle! Il avait également prit le temps de rabrouer ses deux collègues, rentrés bredouille, et avait également promis au vigile du poste de sécurité de l'hôpital beaucoup de bonheur avec ses services dans les jours à venir. 

Pendant ce temps au péage de l'autoroute A9, à proximité de Rémoulins, une voiture, une Vito noire de Wolkswagen, se garait à une station service.
-Tu sais où exactement il faut l'emmener?
-Oui, au CHU de Montpellier . Il faudra attendre devant les urgences et un autre véhicule fera le transfert.

A la brigade de Pertuis, Lespinasse était dans ses tristes pensées. Un coup de fil l'interrompit.
-Chef, une infirmière vient d'appeler. Elle s'est rappelée qu'elle avait croisé au distributeur à cafés du hall du service de réa, deux bonshommes qui  portaient un uniforme d'ambulancier dans l'Hérault. Elle s'en souvient parfaitement, car ses parents étant de là-bas, c'est le genre de détail qui l'aura marqué. Ce devait être " 20 minutes avant l'arrivée des gendarmes " a-t-elle même précisé. C'est une piste, hein, patron?
-Faîtes moi appeler toutes les entreprises de transport de personne, brancardiers, infirmiers, etc...pour savoir si l'une d'elle a organisé le transfert d'une patiente de Aix  vers l'Hérault aujourd'hui, et ....Qu'elles me faxent toutes les plannings de leurs chauffeurs, le relevé de leurs effectifs, tout, je veux tout connaître! Fit Lespinasse, très satisfait, d'un coup.

Lespinasse prévint qui de droit, et posa sa journée pour se rendre en personne vers la brigade de Lattes, où un ami de promo en était le commandant....Juste comme ça, histoire de se rappeler les heures inoubliables passées sur les bancs de l'école de gendarmerie de Montluçon!

-Oui, Chef, s'il y a la moindre nouvelle de cette affaire on vous appelle. Fit le gendarme Ventale, hypocritement, afin de se faire oublier.

Et Lespinasse monta dans sa Golf type 4, en fonçant vers l'A7, en direction d' Arles, puis Montpellier...

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13 juillet 2009 1 13 /07 /juillet /2009 06:25
Pendant ce temps là, en ce Samedi après-midi d'automne, deux amis se rendent au stade.
Quelle plaie ce stade de Lille, qui d'ailleurs n'est même pas à lille, même pas un stade. Les deux comparses regrettent fort le temps du vieux stade Grimonprez-Joris, certes assez petit, mais sans fois moins glacial que ce fichu stade de Villeneuve d'Ascq, qui doit servir le temps des travaux, pendant la construction d'un complexe à la dimension d'une agglomération de plus d'un million d'habitants!
-Ils nous ont bien eu il ya des années avec cette histoire de projet de grand stade pour notre club, hein? Dit Vincent.
-Tu m'étonnes min tchio, on est pas là deul vir ch'te stat! Répondit Pierrot.

Vincent était une fashion victime, toujours habillé à la mode, parfois en "djeunes" comme aimait à le dire son ami Etienne. Aujourd'hui il est vêtu d'un grand manteau, à l'anglaise, noir signé Boss, d'un jean Replay used, de  bottes Harley d'un pull over rose de la marque au noeud papillon. C'est sur qu'on était aux antipodes du look d' Etienne, car Vincent était comme ça même au travail, tandis qu' Etienne, lui, préférait les traditionnels costumes, chemises et cravates. Son ami riait souvent de ses goût en matière de cravate, et souvent lorsqu'il arrivait, parmi les derniers au bureau, il s'écriait :
"Et voilà l'heureux gagnant du concours de cravate pourrie!"
Faisant rire tout le monde, sauf peut-être un petit moins son ami en question, et surtout faisant allégrement oublier ses retards chroniques!
Etienne était plus discret que son ami et collègue, tous deux occupaient à peu près les mêmes fonctions, au sein des achats de la Française de Bureautique, le même salaire, le même bureau. Etienne avait dans un sous-verre une photo étrange qui suscitait polémique dans les couloirs, on voyait une femme blonde de dos sur une colline, mais dans la mesure où on ne voyait pas son visage cela sembla vite curieux qu'on prenne le soin de la mettre sur son bureau dans un sous-verre! Vincent, lui aussi faisait parler de lui, outre le calendrier sur lequel par semestre on pouvait voir apparaître au moins vingt noms différents de femmes notés, ce qui présageait de ses talents de coureurs, mais il avait également un pèle-mêle bien garni en blondinettes et brunettes de tout genre....Deux amis très proches, et deux personnalités totalement différentes. Ils avaient su rapidement qu'ils seraient amis, en plus d'être collègues. Pourtant au départ, ce n'était pas une évidence aux yeux des autres. Puis c'est venu rapidement, pour au final faire d'eux un vrai petit couple, d'ailleurs au sein de la société il y eut quelques rumeurs vite tombées à l'eau compte-tenu des histoires qui circulaient sur le sort de certaines petites stagiaires littéralement "bouffées" par Vincent....    
                                                                       *
Le match n'allait pas tarder à commencer....les tribunes étaient en train de bien se garnir, et au stadium Lille Métropole, c'est une expression que l'on utilise dès 3000 spectateurs!
-Vincent, tu viens ou tu reste commenter le match avec Jo sur Canal+ ?
-Ouhais, j'arrive, t'inquiète, on ne va pas louper les hymnes, pis je ne vais pas louper non plus une seule minute d'un Lille/PSG, pourvu qu'on leur en claque quatre comme l'année dernière....Ah, ce que je les déteste ces parisiens....Même Lens leur a mis deux à zéro, la semaine dernière, en guise de première douche froide, et même si c'était les lensois, j'étais
H.E.U.R.E.U.X! Bon t'es prêt ou quoi, Etienne???
-Allez grouilles toi, on décolle!

-Bonjour, vos billets 'il vous plaît? Demanda une charmante brune aux yeux verts...
-Mais ils sont dans ma poche au chaud, si vous voulez les prendre vous même pour vous assurer qu'ils sont authentiques, je vous en donne le droit, charmante demoiselle, je n'aimais que fort peu ces sports de matchos, mais à présent que je vous vois, j'en serai presque devenu subitement fan!!!!
La demoiselle rougit, déchira le bout des tickets et laissa les deux amis entrer dans l'enceinte, non sans que Vincent ne revienne sur ses pas, pour lui donner au passage son numéro de portable.

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1 juillet 2009 3 01 /07 /juillet /2009 13:04
Il n'est pas très loin de quatorze heures, et le repas au Pizza Paï s'achève sur trois cafés.
-On est bien d'accord les garçons, je vous demande ce petit coup de main, parce que la direction des ventes est encore une fois à la ramasse et que ce magasin va droit au mur, si vous n'allez pas vous aussi votre petit coup de main là-bas....
-Oui, on a bien compris qu'en allant à Mantes la Jolie aider à l'ouverture demain, on serait super en retard sur notre taf, et le référencement des gammes de fin d'année, et que la terre s'en fiche bien.......Comme dirait Mitterrand : "Je m'en vais", chef!
Et au moment où Vincent se levait de table pour protester contre cette idée d'aller perdre deux journées précieuses, en cette périodes de préparatifs de prospectus de fin d'année, Etienne lança :
-C'est Valéry Giscard d'Estaing, pas Mitterrand, boubourse, va! t'es vraiment pas doué en histoire, toi, mon pote! T'as toujours cru savoir au moins une date de l'histoire de France, celle de l'invention de la bière en.....1664, bien entendu !
                                                                         *

Sur l'un des parkings payants de la gare TGV, Catherine fumait une cigarette....Ca faisait longtemps qu'elle en voulait une, et en avait "emprunté" une à une jeune fille, bien trop jeune pour se détruire les poumons, et réduire son espérance de vie, à son goût. Ca lui faisait 5mn d'espérance de gagner pour elle, tandis que Catherine en perdrait tout autant. Un an d'effort réduit à néant. mais le stress était plus fort que toutes les raisons. Elle attendait qu'un individu lui délivre enfin des nouvelles de sa fille, et lui indique la marche à suivre.
Une Porsche noire s'immobilisa à cent mètres de là où Catherine, adossée à un muret, achevait sa cigarette, jusqu'au mégot. Deux hommes la fixaient lourdement. Soudain son téléphone sonna.
-Etes-vous bien arrivée, Catherine?
-Oui, je suis là depuis cinq minutes, je vous attend, vous n'avez pas intérêt à me jouer un mauvais tour.....
-Nous arrivons Catherine, nous arrivons...
-Qui ça "Nous"? Putain, vous faîtes chier, vous n'avez pas intérêt à me la faire à l'envers!
-N'ayez crainte Catherine, nous sommes du même monde vous savez, celle des truands honnêtes!

Sur ces paroles, Catherine raccrocha, et les deux hommes continuèrent à la regarder fixement, pour la maintenir en pression.  Elle était sur le point de quitter les lieux, quand ils décidèrent de se rapprocher d'elle. La Porsche s'approcha alors, et on klaxonna. Catherine se retourna, puis la voiture de sport alla se garer, pour autant, personne ne semblait vouloir en descendre.
Catherine, exaspérée par cette mascarade, prit le parti d'aller à leur rencontre, n'en pouvant plus. La patience n'était pas son fort.

Au moment où la vitre s'abaissa, et alors que Catherine s'apprêtait à manifester sa colère auprès du conducteur du véhicule, un troisième homme vint de derrière, et la frappa d'un grand coup de cross de revolver sur la tête, et la portière arrière s'ouvrit. On l'installa sur la banquette avec le nouveau venu, et personne ne parla. La Porsche démarra alors en trombe. Puis, elle freina brusquement, à la hauteur de l'utilitaire abandonné par Catherine. Le troisième homme saisit les cléfs dans la poche de la veste de cette dernière et s'empara de la Wolkswagen. Les deux véhicules se suivaient et empruntèrent la route du Sud, direction Marseille.
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23 juin 2009 2 23 /06 /juin /2009 13:08
-Allo Jo? fit une voix mûre.
-Non, ce n'est pas Jo, c'est Catherine! Il n'y a plus de Jo! Vous allez me dire maintenant à quoi rime tout se bordel, ce que je foutais dans cette ferme, à moitié dans les vapes? Et surtout, où puis-je récupérer ma fille?
-Mais qu'avez -vous fait de Jo? 
-Il n'a rien soyez sans crainte, il était un peu fatigué, ces bétises ne sont plus de son âge, et je l'ai, disons, aidé à se reposer. Maintenant je prends les choses en main. Bon, je répète, où est ma fille?
-Catherine, je crois que vous avez fait une belle connerie que de vous barrer seule. Fixons nous un rendez-vous et je vous en dirai plus sur cette affaire, vous ne vous souvenez vraiment pas de qui vous êtes visiblement?
-J'en ai rien à foutre de qui je suis connard! je te demande de me redonner ma fille, tout de suite ou je rentre chez moi et balance tout aux flics!
-Je te le déconseille, Catherine, ce serait une grave erreur.....Il en va de la vie de ta fille, enfin, je te dis ça comme ça, mais quand le boss va apprendre que tu  as planté Jo et son crétin d'associé comme ça, que tu t'es barrée....
-Et avec son arme en plus, n'oublies pas de mentionner ce détail à ton patron!
-Je te rappelle d'ici une heure, rejoins Aix, gares-toi au dépose-minute de la gare TGV, et attends mon appel. Je te donnerai les nouvelles instructions. On fait comme ça, Catherine? Surtout ne fais rien de fâcheux d'ici à notre rendez-vous, ça te va?
-Ok, j'y vais t'as intérêt d'être plus convainquant que tes deux lascars, ok?
-Ok. A tout à l'heure......je te le répète, pas de bétise, ni d'appel d'ici là.....Je te rappelle.

Pendant ce temps là, Jo et son acolyte appelait le grand patron, depuis une cabine publique. Ils avaient eu pour consigne d'attendre là, quelqu'un viendrait les récupérer, ordre leur avait été intimé de ne pas faire de vague d'ici là......
A l'intérieur de la station, la dame des caisses trouvait ces deux types qui venaient de se faire voler leur estafette plutôt douteux, puisqu'ils n'avaient pas l'air de réagir comme il se devait....Elle appela la gendarmerie.

Dix minutes après une 307 cc se gara devant la boutique de la station. A peu près au même moment une 406 breack bleue de la Gendarmerie Nationale en fit autant. Et tandis que les gendarmes se garaient, et que l'un d'entre eux faisaient patienter ses collègues à cause d'une cigarette attendue d'être fumée depuis trop longtemps, un individu au costume sombre entra dans la station. Il fit un signe de tête à Jo, qui le reconnut.
-Viens boire une cofé là-boa...lui dit-il dans un accent de l'est à couper au couteau.
-J'ai pas envie de "cofé" , je veux juste me barrer d'ici, je suis en préventive et il y a trois gendarmes dehors, au cas où tu ne les aurais pas vu du con!
-Moi pas demandé si toi tu voulais, moi dire que tu venir avec moi, diuscuter plan du patron là-boa....

Les deux hommes s'exécutèrent, et en se dirigeant vers le distributeur, continuaient de râler sur cette perte de  temps. Igor sortit de la poche de son costume Calvin Klein beige flambant neuf, une arme à feu munit d'un silencieux. Il l'appuya dans le creux des reins de Jo, qui s'effondra d'un seul coup, tandis que Igor l'aider à se poser sur une banquette, tout en lui glissant un journal dans la main pour faire croire que l'homme fraîchement refroidi avait eu une soudaine envie de dormir. Encore un de ces routiers de l'est, payé une misère à livrer des produits frais en traversant l' Europe en 48h, penseront  les gens autour. Deux secondes passèrent avant que le collègue de Jo ne s'affaisse dans une posture qui trahirait plus vite que celle de Jo qu'il s'était produit un drame horrible ici......Igor n'attendit guère plus longtemps avant de rejoindre son véhicule, et,  en croisant le gendarme qui éteignait sa cigarette dans le cendrier extérieur , il prit le temps de lui souhaiter une bonne journée, tout en maugréant sur le temps trop sec de cette belle journée d'automne. 
                                                                                                                                                 31
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