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Je Ne Suis Personne

  • : 30 années d'écriture DAMIEN VERHEE 2020 aux origines de l'écriture
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Damien Vrhee

  • VERHEE D
  • Je suis un homme du Nord, qui a promené sa plume aux quatre vents, assis au milieu des crocus, calepin en poche, tout devient sujet à la rédaction de Poèmes "Sncf"...qu'on écrit partout, en toute occasion, comme ça, en improvisant, en écrivant....et plus de 640 textes sont ainsi nés, jusqu'à aujourd'hui, à l'aube de 2018....ou un tournant se prépare mes amis....
  • Je suis un homme du Nord, qui a promené sa plume aux quatre vents, assis au milieu des crocus, calepin en poche, tout devient sujet à la rédaction de Poèmes "Sncf"...qu'on écrit partout, en toute occasion, comme ça, en improvisant, en écrivant....et plus de 640 textes sont ainsi nés, jusqu'à aujourd'hui, à l'aube de 2018....ou un tournant se prépare mes amis....

Bientot mon 1er roman à paraître

Pour tous renseignements pour utiliser en musique un texte présent sur ces pages, contactez moi
Damien V.
06 50 83 87 89

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Vous Avez Loupe

13 juillet 2009 1 13 /07 /juillet /2009 13:35
Etienne et Vincent sortaient du stade dépités.
-Putain, et dire que pour une fois on leur faisait la misère à ces Parigots de ...
-T'inquiètes, ce n'est que partie remise; Puis, tu te rends compte, on a tiré ici à Lille sur une personne qui à cette heure -ci est peut-être en train de mourir! C'est incroyable, je me demande bien si elle s'en sortira? Et qui peut se faire tirer dessus en plein stade, on me dirait que cela se passe aux Etats-Unis, je le croirais, mais là, à Lille! Dingue! 
-Ce qui est dingue, surtout c'est ce premier but de fou qui ne sert plus à rien! maugréa Vincent.
-C'est quand même impensable ça, on assiste à un accident tragique et toi, toi, tu ne vois que le résultat!
-Ouhais, ouhais, bon allez on se casse boire un coup, j'ai filé rencard à ma voisine, je vais l'appeler pour lui dire de se pointer un peu plus tôt!

Les deux amis, continuaient de parler de ce qui s'était produit tout en se rendant sur Lille, le stade étant éloigné de quelques kilomètres.
Pendant ce temps le lieutenant Balaine se préoccupait des premiers éléments d'enquête.
Très vite, cette fois, la thèse d'un tir émanant de l'extérieur du stade prévalait. Des policiers avaient retrouvé des douilles sur le toit d'un immeuble face à la tribune est. Le calibre était du 22mm et seules deux balles avaient été tiré. Le tireur était un professionnel, et il n'a pas jugé utile de tirer des coups supplémentaires de peur d'être pris de court dans sa fuite. Balaine appris que l'homme sur qui on avait tiré était un homme d'affaire russe s'appelant Vladimir Pétrotrovitch, qui avait fait fortune en rachetant d'anciennes usines du peuple soviétiques et en les revendant aux occidentaux en biens immobiliers pour leurs expansions d'enseignes dans les pays de l'Est. Il venait d'entamer une carrière politique et était sur le point de monter un groupe parlementaire, à la suite des élections qui avait vu son nouveau parti, le Parti de l'innovation et du Peuple (PIP) crédité de près de trente pour cent des voix aux récentes consultations de la semaine précédente. Pétrotrovitch n'avait pas que des amis dans le pays, puisqu'il prônait un espèce de Capitalisme allié à des bases communistes, une voie du "milieu" qui avait su séduire bon nombre de russes, bien que trés peu réalisable.
Balaine savait par avance que l'affaire ferait du bruit, et qu'elle lui serait retirée. Que les russes demanderaient des comptes et que les RG français et russes prendraient le relais. Il ne fallut pas plus de 10 minutes au Quai d'Orsay pour prendre contact avec lui en lui signifiant qu'il était dessaisi et qu'un "collègue" parisien était déjà dans le TGV pour prendre la relève.

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13 juillet 2009 1 13 /07 /juillet /2009 13:34
Il était trois heures du matin, quand nos deux amis rentrèrent chez eux. Etienne alluma son téléviseur sur une chaîne d'info. On parlait de l'assassinat de l'homme d'affaire russe. Le gouvernement français était dans l'embarras. C'était un incident majeur, et déjà les opposants russes criaient au complot, et la non vigilance des autorités françaises.
Etienne n'en revenait toujours pas que cela ait pu avoir lieu dans sa petite ville tranquille de Lille, et surtout en plein match de foot. On vit sur les écrans le désarroi d' Andersky, le joueur russe qui confia à la presse que son ami lui avait intimé l'ordre de garder le silence et de ne pas ébruiter sa visite, qu'il viendrait le voir jouer, comme il le lui avait promis, mais qu'à cause du climat et des élections il n'avait pas pu le faire avant. Andersky, connaissant les menaces qui pesaient sur son ami n'avait rien dit de sa venue, et c'est ainsi que l'homme d'affaire s'assit en Présidentiel comme un supporter lambda.
On en apprit guère plus sur le drame qui s'était joué à Lille, et Etienne décida qu'il était temps de regagner son lit. Quant à Vincent, si sa douce voisine lui avait fait faux bond pour la sortie d'après-match, elle ne le déçut pas lorsqu'il rentra chez lui. Elle avait gardé ses clés et l'attendait nue dans un fauteuil en cuir...ce qui réveilla Vincent ! Eux deux ne se couchèrent pas de suite, comme vous l'imaginez.
*
A un millier de kilomètre de là, une jeune femme se réveillait, dans un lit qu'elle ne connaissait pas quelque part dans le sud de la France. C'était une grande chambre bien aménagée, aux meubles anciens qui laissaient penser qu'elle était dans un corps de ferme languedocien. La bouche sèche, elle tenta de prononcer quelques mots à un individu planté face à elle, sur une chaise, vêtu d'une blouse blanche.
-Il est trop tôt, vous devez encore dormir, une longue route vous attend demain ou après-demain. Allez dormez maintenant, on vous expliquera tout cela à votre réveil, vous n'êtes pas en danger.
-Mais, où suis-je, pourquoi me gardez-vous ? Ai-je été enlevée ? Est-ce que ma fille...dit-elle juste avant de s'évanouir à nouveau. Une fleur se fana.
*
Huit heure, en ce dimanche de novembre, et Etienne ne parvient plus à dormir, malgré l'alcool de la veille, malgré la fatigue de la semaine passée, déçu de ne pas savoir se rendormir, il décida d'aller acheter l'Equipe et La Voix du Nord au kiosque de la rue voisine. Il envoya, en s'habillant, un sms à son ami lui indiquant qu'à son réveil s'il n'avait rien prévu avec sa « cavalière nocturne», il pouvait l'appeler si l'envie le prenait de manger un vrai truc chaud, et pas dans un Mc Do !
Les deux journaux n'apprirent rien de nouveau concernant le drame de la veille, ils se contentaient de relater ce que la télé avait déjà annoncé, avec une interview dans le quotidien du Nord d'Andersky, qui traduisait sa peine de perdre un ami rencontré quand il effectuait son service militaire à St Petersbourg, deux ans auparavant . L'homme d'affaire était même le parrain de sa fille née en Juillet, alors même qu' Andersky et l'équipe russe venait d'être couronnés champion d' Europe.

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13 juillet 2009 1 13 /07 /juillet /2009 13:33
Quatorze heures en ce dimanche qui s'annonçait triste à mourir. Toujours pas de nouvelles de Vincent. Etienne était plongé dans la lecture du dernier Marc Lévy dans son canapé. Sur sa table basse, les restes d'un resto chinois à emporter. Ce n'est pas ce qui manque, les resto chinois du côté du boulevard Gambetta, à Lille. A toute heure on peut se trouver un repas complet pour moins de cinq euros.
*
Dans la petite ferme héraultaise, deux hommes amassaient des affaires qui traînaient éparses au quatre coins d'une large pièce vétuste. Une fois prêts, ils allèrent récupérer le dernier colis, une jeune femme qui ne s'était toujours pas réveillée, à l'hôpital de Montpellier. Ils l'installèrent à l'arrière de la fourgonnette Wolkswagen. Ils la sanglèrent avec précaution, pour ne pas lui faire mal, ni la réveiller. Endormie, elle ne présenterait pas de danger pour la fin de leur mission. En chemin, sur la route qui les ramèneraient tous les trois à la fermette, à cinq kilomètres de là, ils croisèrent une patrouille de gendarmerie. Celle-ci ne prêta pas attention à eux, et chacun poursuivit sa route. A son bord, Lespinasse et son collègue de Lattes discutaient du passé, et de cette étrange affaire qu'il avait à traiter : la disparition à l'hôpital d'Aix d'une jeune femme impliquée, dans sa circonscription, dans un accident de la route au volant d'un véhicule qui ne lui appartenait pas.
Lespinasse et l'adjudant Février arrivèrent à l'hôpital de Montpellier. Si une jeune femme avait bien été transférée d' Aix vers l'Hérault, ce devait être fatalement à Montpellier qu'elle avait du l'être. Février mena sa petite enquête, ne pouvant s'empêcher de penser que son ancien ami de promo ne lui avait pas dit toute la vérité au sujet de cette affaire. Qu'est-ce qu'un chef de groupement de gendarmerie comme lui pouvait s'en fiche d'une sordide affaire comme celle-ci ? Pourtant, Lespinasse par le stress dont il témoignait, indiquait clairement à son ancien ami, dont il n'avait pas donné signe de vie depuis au moins deux ans, que l'affaire était plus sérieuse qu'il n'y paraissait. Aucun membres du personnel des urgences ne reconnut la photographie que Février leur présentait. Guère plus de succès dans les différents services qu'ils firent ensuite.
-Peut-être que ta mystérieuse évaporée n'a pas été transférée en hôpital mais ailleurs ? Tu ne crois pas ? Dit Février à son « ami » Lespinasse.
-Je ne sais, Cédric, peut-être oui, mais je ne sais pas pourquoi j'ai eu ce pressentiment, peut-être le badge que portaient les personnes qui l'ont enlevé d' Aix ? Pourtant, j'aurais parié qu'elle était passée par ici.
-Attends, Lespinasse, ne te décourages pas, on va balancer à la brigade un avis de recherche départemental, et je te tiens informé si j'ai la moindre info, on fait comme ça ?
-Ça marche....Surtout, tu me tiens au courant.

                                     
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13 juillet 2009 1 13 /07 /juillet /2009 13:27
Au retour de l'hôpital, Lespinasse prit le temps de rester encore quelques minutes auprès de son ancien ami, avant que de repartir chez lui au Pertuis. Février lui adressa encore une fois la promesse de le tenir informé s'il y avait du nouveau.
Et, tandis que Lespinasse reprenait l'autoroute pour revenir dans les Bouches du Rhône, une Vito se garait sur le devant d'une grande ferme, au beau milieu de nulle part. Quelques instants après, un médecin arriva.
-Bonjour ! Je suis le Docteur Bastien, je suis là pour m'occuper de votre « invitée », où puis-je la voir.
-T'es qui, toi ? Montre-moi tes papiers que je m'assure de ton identité.
Une fois la vérification effectuée, et un coup de fil auprès de son commanditaire, Jo accepta que le Docteur Bastien puisse entrer dans la fermette, et lui indiqua la pièce dans laquelle il pourrait s'occuper de la patiente.
-Mon Dieu, les gars vous êtes drôlement bien équipés ! On se croirait en hôpital, il a de gros moyens votre patron !
Bastien se dit également qu'il se verrait bien demander un petit surplus d'honoraires. La chambre était équipée de tout le matériel médical qu'il fallait pour opérer quelqu'un.
Au bout d'un quart d'heure, ce dernier leur assura que « sa » patiente n'encourrait aucun risque majeur. Un premier bilan qu'il leur adressa était des plus optimistes.
-Il est déjà 16h, et le Dimanche, les consultations reviennent chères, je repasserai la voir demain, vous pouvez appeler votre patron, et le rassurer. A demain les gars...
Jo composa le numéro de Monsieur sur son portable. Il lui répéta mot pour mot les paroles du médecin, et, effectivement cela rassura son interlocuteur.
*

16h, Vincent qui se remettait enfin de sa nuit à rallonge avec Damara, sa charmante voisine du quatrième étage qui avait pris soin de conserver ses clés la veille au soir, et qui l'attendait « gentiment » nue chez lui. Et quelle nuit, ils firent l'amour dans toutes les pièces de l'appartement d'Etienne. Même dans les toilettes !
Vincent, quelques instants après le départ de Damara se souvint qu'il avait un ami qui devait l'attendre.
-Salut mon pote qu'est-ce tu fais de beau aujourd'hui ?
-Salut, étant donné qu'il est déjà seize heure, je dirais plus rien, je pensais préparer ma journée avec mon meilleur pote, mais quelque chose me dit qu'il a du s'embarquer dans un plus cul à dix balles et qu'il ne me donnera pas de nouvelles et se fera passer pour mort, l'infâme !
-Ah bon ? Tu attendais qui ? Plaisanta Vincent.
-J'arrive Etienne, une douche et je suis à toi si tu veux toujours passer ton Dimanche avec moi !
-T'as intérêt à tout me raconter si tu veux que je te pardonne.
-T'inquiètes, j'en aurais des choses à te raconter, ces Ukrainiennes, des grandes malades, t'as même pas idée ! Elle a failli me tuer, remarques...Ça aurait été une belle mort, un peu à la Molière !
-Tu n'as même pas idée de qui tu parles, quand tu cites Molière, allez pointes-toi, du gland !
                      
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13 juillet 2009 1 13 /07 /juillet /2009 13:24
C'est Lundi aujourd'hui. Le week-end s'est achevé autour d'une pizza chez Vincent, et avec un match de foot sur Canal +. Nos deux amis parlèrent de leur vie. Etienne s'interroge sur son métier, qui lui bouffe toute la vie comme un vautour sur un corps inerte. Plus d'instants de vie, plus de passion, travailler plus....pour gagner autant, voir moins! Ne plus vivre, travailler, et travailler encore. C'est le lot de tant de gens aujourd'hui, qui ne vivent que pour leur travail, dépitant. Ne plus vivre que les Dimanche, et encore, lorsque l'on ne passe pas toute sa journée à récupérer d'une semaine éreintante. 
Il est huit heure, Etienne se rend chez Pierrot. Autour d'un café il parcourt les lignes de la rubrique sport du supplément de la Voix. On parle évidemment du drame qui s'est joué au stade Samedi. Pierrot se  fait très prolixe sur l'évènement.
-"Encore un gars de la mafia russe , arrêter le match pour ça alors qu'on menait, c'est vraiment un scandale!"

Pas de commentaire de la part d' Etienne, qui est déjà passé aux colonnes nationales. On y lit que le corps d'une jeune femme d'une trentaine d'années, dans le département des Bouches du Rhône, a été enlevé alors qu'elle ne s'était pas réveillée, ni remise d'un accident de voiture qui faillit lui coûter la vie. 

Huit heure trente, Etienne décide de regagner le bureau. Il arrive par le métro, rapidement, Vincent l'avait précédé de peu. La semaine commençait, avec beaucoup de travail. Des rendez-vous à n'en plus finir avec des commerciaux grands comptes avec qui ils allaient discuter de référencements de leurs produits dans les magasins de la Française de Bureautique. Un tract à préparer pour les fêtes de fin d'années et trouver les produits hi-tech aux meilleurs prix, frapper fort pour tuer la concurrence. Grosse semaine, avec en plus la préparation des budgets de fonctionnement et de chiffre d'affaire prévisionnel des magasins de l'enseigne. En fin de semaine un salon à Marseille, où ils tenteraient de trouver des machines intéressantes, aux bonnes configurations et aux tarifs attractifs, pour les clients de Noel ...

Il est dix heure, ce Lundi. Jo sort de la fermette pour aller en voiture à St Geniez chercher des provisions. Aujourd'hui leur "patiente" qui se présente en meilleure forme, sortira de la ferme et ils la raccompagneraient sur Marseille, où on l'attendait.
La jeune femme savait se lever seule, elle ressentait encore des pointes de douleur vives dans les articulations, surtout aux jambes, et à la hanche, mais appréciait de savoir à nouveau marcher. Elle apprit l'accident, la fuite, et qu'elle devrait se rendre, probablement aujourd'hui même sur Aix ou Marseille....Si Jo parvenait à se procurrer d'autres papiers en temps et en heure, car ce n'est rien de dire que notre "amie" commençait à faire parler d'elle!  

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13 juillet 2009 1 13 /07 /juillet /2009 13:10
Il est midi, en ce triste lundi où le temps n'est pas de la partie, malgrès des prévisions plus optimistes dans le journal. Etienne et Vincent se sont fait invités par leur chef vénérée, et c'est assez rare pour qu'ils acceptent cette invitation. Ils ne vont pas très loin, juste au Pizza Paï, du centre commercial tout proche. Une telle invitation n'est pas sans cacher une demande de service, ou de surcroît d'activité? 
Pendant ce temps dans la plaine Héraultaise, deux individus s'apprêtent à quitter une vieille ferme, avec une jeune femme qui leur monopolise tout leur forfait de téléphone portable.
-Bon allez raccrochez, je vous dis qu'on s'est occupé de tout, vous n'avez rien à craindre pour votre enfant. Ils s'en sont occupés!
-Mais qui s'en est occupée, elle doit être paniqué là-bas? Puis pourquoi le numéro que je compose en boucle depuis une demie heure ne répond -t-il jamais? Vos amis n'ont jamais appris à se servir d'un téléphone? C'est pas possible ça!
-Bon, c'est bon maintenant! redonnez-moi ce téléphone, j'attends un coup de fil du patron, et je dois l'avertir de notre progression. Quelqu'un doit vous récupérer sur la place du village de Peyrolles, non loin d'Aix. Et à cette allure là, il doit se demander ce qu'on fiche! Allez, soyez gentille, on ne va pas se fâcher avec vous?
En reprenant l'appareil, Jo le déposa dans la boite à gants, tout en connectant son oreillette Bluetooth "Motorola" qu'il s'empressa de se mettre à l'oreille. En faisant cela, il ne s'est pas aperçu que la jeune femme avait suivi son geste et qu'elle avait vu l'arme qui était rangée dedans, un vieux P38.
Treize heures, au péage de Rémoulins, il faut faire le plein. "Ca consomme ces bestioles là" se plaignait Jo, on va s'arrêter dans cette station Shell. On va utiliser la carte donnée par le Patron.
Alors qu'il descendait, la jeune femme sentit son coeur battre fort, à se rompre. Son collègue veillait aux grains, et restait à l'intérieur de l'habitacle du véhicule au cas où le portable sonnerait et qu'on leur donnerai enfin plus de renseignements sur ce qu'il fallait faire, en effet ils connaissaient l'endroit du point de chute du "colis" mais pas l'heure, ni qui viendrai le "récupérer". A l'arrière de la camionette, la jeune femme se saisit d'un croisillon en métal pour changer les pneus. Une sonnerie retentit, alors que Jo s'en était allé payer son dû auprès de la vieille dame qui officiait dans la cabine de la Shell, celle pour le paiement des gens préssés. C'est alors que la jeune femme empoigna le croisilllon, et frappa suffisamment fort pour que l'homme qui la surveillait s'écroule sur le devant de la boite à gants. Elle enjamba la banquette arrière, et se glissa sur le devant du véhicule, ouvrit la portière, et projeta l'homme sur le bitume, à la grande stupéfaction des gens qui faisaient le plein! Elle enclencha le contact et démarra en trombe. Jo courrait mais ne put rien faire, la Volkswagen disparu rapidement de son champs de vision. Il s'en voulait déjà d'avoir confié la garde de cette femme à son collègue, qui était sans cesse quelqu'un coutumier des bourdes. Celle ci serait sans aucun doute la plus importante et la dernière de sa carrière de truand de pacotilles. On les avait choisi parce qu'avec leurs âges avancés ils avaient plus l'air de parfaits ouvriers agricoles plutôt que de gangsters dangereux. Pourtant leur mission était des plus importantes. La jeune femme reprit l'autoroute A9, puis l'embranchement de l'A7...
Soudain, dans la boite à gants, le téléphone sonna...

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13 juillet 2009 1 13 /07 /juillet /2009 06:53
Il est près de vingt et une heure dans un vieux bar miteux de supporters du Losc, deux amis discutent et boivent un coup.
Il est près de vingt et une heure et un Tgv arrive en gare de Marseille Saint-Charles.

-Ça fait longtemps que tu reçois ce genre de bêtise sur ta boite perso?
-Nan, quelques jours, mais ces derniers temps ils sont plus nombreux. mais je n'ai pas envie de repenser à cela, dis donc, elle n'est pas entrain de te regarder en insistant lourdement cette femme là-bas? Dit Etienne, histoire d'être persuadé que seul ce sujet peut dévier la conversation de son ami, qui effectivement pour une fois semblait s'intéresser de près à la vie de son ami, surtout qu'il n'aimait cette drôle d'affaire. Etienne était toujours laconique quand il racontait son passé et ses peines à Vincent, et aujourd'hui Vincent sent bien que cela lui pèse beaucoup plus qu'il ne veut bien le montrer.
-Wahou, sympathique cette jeune femme je lui payerais bien un coup, attends bouges pas bonhomme je reviens!
-Bah voilà, il va me lâcher avec ces mails à la con!

-Bonsoir mademoiselle, vous allez prendre cela pour de la drague à dix balles, mais voyez à la table du fond, le bel homme là-bas, et bien c'est mon meilleur ami, et c'est important les meilleurs amis, non? Et bien, mon pote, il a des soucis de coeur et sort d'une grave dépression....Il ne veut pas en parler et ferait n'importe quoi pour ce faire, du coup puisque je ne peux pas laisser un ami replonger dans les tréfonds de la sinistrose, je lui ai fait croire que j'allais lâcher le sujet, en m'approchant de vous, mais rien qu'à cette idée je culpabilise, donc, je
-Bon, c'est bon, t'es un vrai nul en drague, je viens, c'est juste pour que tu puisses aider ton pote, j'ai rien compris à ton baratin, mais j'attendais un pote, il n'est pas là, c'est juste ton jour de chance p'tit mec!

Deux secondes plus tard Vincent revenait s'asseoir auprès d' Etienne, et en compagnie de Carla, une jeune étudiante hongroise à la fac de lettres de Lille. Et, Etienne, qui avait cru un instant pouvoir échapper à la suite de la conversation dut reprendre là où ils s'étaient arrêtés. Il lui raconta l'enfer de la séparation, le mystère de la précipitation de la vente de la voiture et de la maison, un peu tout ce qu'il lui était possible de dire devant son ami, et...une inconnue, fusse t-elle hongroise! 
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13 juillet 2009 1 13 /07 /juillet /2009 06:40
Samedi, 10h46. Etienne se lève avec une méchante gueule de bois. Son portable indique qu'il a reçu un sms.
-Je n'aurais jamais du mettre "Prends ma main" De Romain Humeau, en guise de sonnerie d'alerte sms! grommelle-t-il.
Il éteint son téléphone sans même penser à regarder qui lui écrit, persuadé que c'est moins urgent de toute façon que la puissante migraine qui lui meurtri le crâne. Il est vrai qu'hier, ils avaient fait fort. Etienne à la Vodka-Ananas, Vincent au Gin Tonic, et Carla....Ah parlons en de Carla! Ni lui, ni Vincent ne s'étaient interrogés quant au sujet que Carla ne consommait que du Champagne Möet....Ce n'est que lorsque Vincent voulut l'emmener chez lui, que notre chère Carla lui dit
-Ok, mon loulou, je vais être gentille, Il est 3h du matin, disons qu'à dix heure je serai partie, le tarif nuit est exorbiatnt, alors disons le forfait Heure, quelque chose comme 420€!
Là Etienne se mit à rire, déjà que Vincent avait tenu à régler royalement les consommations  et que sa carte bancaire en tousse encore, elle n'y était pas allée de main morte la petite! Pas plus que deux, c'est vrai, je dois bien l'admettre! En fin de compte les deux potes avaient congédié cette fille et étaient repartis bras dessus bras dessous, faisant mine d'être "ensemble" à la plus grande stupeur de Carla!

Une douche, il me faut une douche! Pas de bonne douche, sans se mettre un petit truc pour se réveiller sur l'ordi. Etienne branche son PC, s'ouvre sur la bibliothèque Deezer sur le web.
Décide de se mettre le Live d' R.E.M, rien de tel pour émerger en moins de cinq heure!
En une demie-heure il ressemble de nouveau à un être humain, et rit encore de la mésaventure de son pote cette nuit. 
Je lui enverrai bien un sms, depuis l'ordi, en me faisant passer pour Carla! se disait Etienne, explosé de rire rien qu'à cette idée. En se connectant sur sa messagerie, le fameux message délivré par le petit lapin, "Vous avez deux nouveaux messages". Il consulte à la va-vite, tout en pensant au texte qu'il va envoyer, lui-même, à Vincent. Le premier message le sort de sa bonne humeur soudainement. Un certain " Didysis59@hotmail.fr" lui délivre le message suivant :
"Catherine est partie hier après-midi au TGV de 15h56, en direction de Marseille"
-Putain, si je choppais l'enfoiré qui me saoule avec cette histoire à dormir debout!!!
Aussitôt, il lui répond, même s' il sait d'avance que cela provient d'une fausse adresse mail provisoire ouverte, comme toutes les autres avant, sur Hotmail.
-"Enfoiré...je m'en tape de cette femme, fous moi la paix où je vais aux flics!"   

Etienne éteint son Pc, enfile un jean tendance, un colle roulé, et fonce retrouver Vincent dans le centre ville de Lille, en deux roues. C'est week-end! Etienne apprécie se promener le week-end, quand la circulation est plus faible, en deux roues, plutôt qu'en Métro. Sur le chemin, il ne cesse de penser à tous ces messages. Dans quel intérêt recevait-il cela? De qui cela pouvait-il venir. Et si cette personne disait vrai et que Catherine était bien sur Lille hier? Que cherchait-elle?
C'est sur ces questions qu'il se gara aux environs de la rue de Gand.

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13 juillet 2009 1 13 /07 /juillet /2009 06:39
Etienne arriva rue de Gand, et attendait maintenant son comparse. Il l'imaginait encore en train de roupiller, et se dit que plutôt que de l'attendre, il irait bien chez lui, au moins serait-il sur de deux choses : Qu'il se lève, et qu'il lui prépare un bon petit-déjeuner maison. En effet, Etienne ne déjeunait jamais chez lui, une sainte horreur depuis qu'il vit seul. Il préfère encore volontiers un café dans un bistrot et un pain au chocolat chez une boulangère de quartier. Tout, mais pas de rester seul à déjeuner avec sa tristesse matinale, et avec "Télé-Matin".
Il ôta le cadenas de son scooter et fonça en direction de République se garer près du QG de son ami. Etienne avait aussi l'incroyable avantage ( ou gage d'amitié?) que de posséder un double de jeu de clé de son pote.
Avant que de se faire, il fit le crochet par la Boulangerie s' enquérir de trois pains au chocolat, il fallait au moins ces arguments pour tenter d'éviter le lancer d'oreillers de Vincent!
Une fois que la chose  fut faite Etienne entra dans l'immeuble cossu de son ami. Il y croise une gentille vieille dame, prénommée Rosy
-Bonjour, Comment ça va aujourd'hui Rosy?
-Comme eun' vieille, jeune homme, comme eun vieille.....On va ker sin copain?
-Ben oui, il faut bien que je le sorte de temps en temps sinon, il  va devenir gâteux devant "Questions pour un Champion"...
-Mais, ché très bien "Questions pour un Champion", puis Julien Lepers est si bio, moi j' l' aim teu ben! Bon, au fait, vous diro au p'tiot Vincent que quand y rintre bourré des quat'pat, y' n faisot pas l'boubourse din min escaliers, Hein? Vous l' dirot? Parchke eul 'prochain coup, euj' sors de chez mi, et j' l'y mets din s'guiffe, hein?
- Ne vous inquiétez pas, Madame Rosy, on avait fêté son anniversaire au boulot, donc vous devriez être tranquille au moins un an, maintenant!  Mais promis, je lui dis!

Etienne, appuyait sur l'ascenseur, pendant que Mme Rosy, se disait à mi-voix
-C'te tchiot là, j'éto sure qui éto un homokekchose, quelle belle brochette eud'boubourses ches deux bilouttes là, vin deu diou!
Une remarque, qui, j'en suis certain, n'aurait pas été sans amuser Dany Boon. En attendant Etienne qui ne parlait pas Ch'ti, se contenta de lui rendre son sourire et de s'engouffrer dans cet ascenseur.


Il pénétra alors dans ce qui a du être un jour un appartement. Il y avait tellement de choses à terre, ou dans des endroits inhabituels, qu'il fallait faire preuve de prudence à l'inconnu qui entrait pour ne pas risquer de tomber et de se blesser! Mais Etienne, était un fidèle des lieux,
et avançait comme s'il était chez lui. Il traversa un couloir jonché de tas de vêtements qui, il le supposait, n'avaient jamais connu les joies d'être rangés un jour dans une garde-robe. Ils étaient posés là, certains avec encore l'étiquette-prix, amoncelés à même le sol! Un truc inhabituel retint un instant Etienne, un soutient-gorge rouge carmin était suspendu à une lampe Ikéa....Mais bon, il avait déjà vu tellement de "bizarreries" chez son pote qu'il ne faisait plus attention. Une fois, un pot de Nutella sur la cuvette des toilettes, des préservatifs neufs et emballés (ouf!) dans le frigidaire!!!
-Je te jure, Etienne, t'essayeras un jour, tu verras, c'est excellent, c'est tellement froid que tu as de ces sensations de fou, je ne te raconte pas!!! Promit-il un jour!
Et si Vincent dit qu'il ne vous raconte pas, alors moi aussi j'ai décidé de ne pas vous raconter cela! Mais je vous le conseille quand même! Vincent a beaucoup de "bonnes idées"...   

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13 juillet 2009 1 13 /07 /juillet /2009 06:35
Etienne eut un moment d'hésitation. Fallait-il pénétrer le sanctuaire de Vincent en frappant exceptionnellement à la porte ou entrer en faisant une blaguounette comme il le fait si souvent? L'ombre su soutient-gorge le fit hésiter....Après tout, il se dit que ce ne serait ni la première ,ni la dernière fois, qu'il découvrirait une femme dans l'antre de son coureur d'ami!
-Debout les morts!!! fit-il en entrant solennellement.
-Mais qu'est-ce ki si passe? fit une drôle de voix féminine.
Là, Etienne vit un curieux spectacle. Une jeune femme, toute mince, blonde aux grands yeux bleus, sortait la tête du lit, et le reste.....Élancée, très nue! et très charmante, elle ne mit pas plus de deux secondes à réaliser l'embarras et à tirer un semblant de couette vers elle.
Vincent émergea, lui plus péniblement.
-Salut mon pote, bien remis de notre soirée? Ah oui, j'oubliais, je te présente Damara, une nouvelle locataire deux étages plus haut....Euh, pour le reste je te raconterais plus tard!
-Salut, salut....Euh, bonjour Damara aussi!
La-dessus, la charmante ukrainienne du 4è étage, s'enroula dans la couette totalement cette fois-ci, tourna le dos aux deux amis, et replongea dans son sommeil, non sans trouver que ses français soient des goujats de la pire espèces!
-Je t'attends dans la cuisine avec les croissants!
-Ok, j'enfile un truc et je me pointe hilicoptère! s'amusa Vincent.

Dans la cuisine, Etienne préparait le café, quand Vincent arriva, nu comme un vers. Tandis que Damara était replongé dans un sommeil profond qui traduisait qu'elle avait du peu dormir cette nuit.

-Bon, je suppose que mon café a intérêt à être corsé, si je comprends bien le tableau?
-Oh la,la mon ami, très corsé! Bon, j'étais en train de farfouiller dans mes poches pour tenter de retrouver mes clés, quand on est rentré hier soir, et n'y arrivant pas, j'ai senti dans mon dos, un petit bonheur...T'auras bien compris que le petit bonheur en question, c'était Damara. Elle m'a dit : 
-Je juste emménagier dans immeuble, j'habite 4è étage, je vais ouvrir à vous et aider vous retrouver votrrre âpartment. Je travaillais Bruxelles, Union Européana

-La dessus, tu me connais, mon coeur d'homme sensible n'a fait ni une, ni deux, et je me suis laissé guider. Je peux t'dire que j'avais instantanément dessaouler, et me suis dit qu'il fallait mettre toute mes forces dans ce cadeau du ciel! Là dessus je me suis mis à lui parler français avec un accent slave, et elle m'a trouvé charmant, et...." Vous ne pouvez pas repartir ainsi sans trinquer avec moi un petit coup", et "Olala vous ne pouvez pas repartir dans cet état mademoiselle", puis tout ça s'est terminé sur mon canapé, dans la cuisine sur la machine à laver ( en mode essorage!) et enfin ici il y a guère plus de deux heures! Je sens que je vais adorer cette petite , son accent me fait...
-Mwé, ok, je vois bien le truc, le coupa Etienne.

Les deux amis burent le café ensemble, et rigolaient de tous les détails délivrés par Vincent? Oui, les filles de l'Est étaient de terribles créatures pour l'équilibre sexuel d'un petit français, cadre moyen de trente ans!

Une fois que Vincent fut douché, et rasé à peu près, puis surtout habillé, ce dernier laissa un petit mot traîner sur le frigo en guise de post-it.

"Mademoiselle Damara, j'ai pris le trousseau de clés, quand vous aurez pris votre douche après votre réveil, claquez s'il vous plaît la porte fermement avant de quitter l'appartement, je passerai vous saluer ce soir, avec votre accord, mon numéro est le 0633456466, nb : Je m'appelle Vincent!"

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