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Je Ne Suis Personne

  • : 30 années d'écriture DAMIEN VERHEE 2020 aux origines de l'écriture
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Damien Vrhee

  • VERHEE D
  • Je suis un homme du Nord, qui a promené sa plume aux quatre vents, assis au milieu des crocus, calepin en poche, tout devient sujet à la rédaction de Poèmes "Sncf"...qu'on écrit partout, en toute occasion, comme ça, en improvisant, en écrivant....et plus de 640 textes sont ainsi nés, jusqu'à aujourd'hui, à l'aube de 2018....ou un tournant se prépare mes amis....
  • Je suis un homme du Nord, qui a promené sa plume aux quatre vents, assis au milieu des crocus, calepin en poche, tout devient sujet à la rédaction de Poèmes "Sncf"...qu'on écrit partout, en toute occasion, comme ça, en improvisant, en écrivant....et plus de 640 textes sont ainsi nés, jusqu'à aujourd'hui, à l'aube de 2018....ou un tournant se prépare mes amis....

Bientot mon 1er roman à paraître

Pour tous renseignements pour utiliser en musique un texte présent sur ces pages, contactez moi
Damien V.
06 50 83 87 89

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Vous Avez Loupe

13 juillet 2009 1 13 /07 /juillet /2009 19:11
Un court instant, elle s'arrête. Elle ne semble plus certaine de vouloir avancer plus loin. c'est humain ce sentiment de doute, à ce moment là. Mélangé d'excitation et de tristesse. Parfois vit-on certaine chose, tout en sachant ô combien elles nous feront mal quand nous y repenserons, un jour......
La jeune femme reçoit un autre appel.

-Oui? C'esy vrai? Bon, ne paniquez pas, je reviens!

Tout en raccrochant, la jeune femme se précipitait déjà vers la bouche de métro. Il y avait comme un parfum d'urgence dans sa précipitation. Direction gare Lille Europe.

-Bonjour, je voudrais changer ce billet s'il vous plait?
-Oui, bien sur, fit un guichetier aussi agréable qu'un gladiateur.
-Oh la, je crois que cela ne va pas être possible, mademoiselle, vous avez acheté ce billet sur internet en bénéficiant d'un tarif spécial aller-retour, conditionné à un départ Jeudi, ce que vous avez fait, visiblement, et un retour demain soir....et,...
-O écoutez, cher Monsieur je ne vous demande pas un tarif je vous demande de me le changer, je dois partir dès que possible!
-Dans ce cas, vous avez le TGV de 15h56, arrivée à Aix à 20h30, avec une différence de 29€, ça ira?
-Parfait! admit-elle.

Il ne lui restait que deux heures à tuer. Le temps de flâner, contrariée, dans les galeries de la Tour Euralille...avec ses centaines de boutiques, un peu à l'image de La Part-Dieu.

Etienne et Vincent étaient en train de déjeuner. Pour une fois ils avaient souhaité manger ailleurs qu'à V2, "Pourquoi pas à Euralille?" demanda Vincent, " Ca grouille de nénettes le midi là-bas"....

-Messieurs, que prendrez-vous?
-Ce sera une Napolitaine, pour moi, avec un quart de rosé de Provence. Merci
-Une salade nordique, pour ma part, s'il vous plait Madame.

Ah! cette incroyable habitude qu'ont les gens du Nord à glisser des  " S'il vous plaît" à chaque fin de phrases, 10€ s'il vous plaît!, s'il vous plaît en tendant la monnaie dans une boulangerie!..

-Bon, qu'as-tu pensé de cette réunion? Ils auraient pu le dire avant qu'on allait se retrouver de corvée de salon à Marseille la semaine prochaine.
-T'as raison, Vincent, moi perso, ça me saoule de me taper 5H de train pour aller là-bas une demi journée, et revenir à Lille le soir même!
-C'est déjà une chance qu'on s'y colle à deux! dit Vincent.
-Oui, ce sera un peu comme une journée de vacances!
-C'est bien pour ça que l'affreuse nous a demandé de la pointer en RTT, la garce!
-Nan, tu déconnes? On se tape la route parce qu'elle même n'a aucune envie d'y aller, et on doit la décompter du compte-temps RTT...A cette allure là, c'est le "Pas-compte-tent" qu'on va l'appeler c'te connerie!
-On a qu'à lui demander de rester dormir sur place et de rentrer que le lendemain?
-Ah, ouhais, en plus ça tombe Vendredi, donc on pourrait même rester là-bas tout le week-end?

A cet instant de préparatifs d'un week-end entre amis promis à de belles parties de fou-rire, une jeune femme quelconque passa devant leur table avant de s'engager dans une des nombreuses allées du centre commercial.

-Oh! t'as raté une de ces nénettes, mon petit Etienne, faudra être plus vif si tu veux que je supporte un week-end complet avec toi à Marseille !
                                                                                                                                     9   
  

 
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13 juillet 2009 1 13 /07 /juillet /2009 18:59
Un court instant, elle s'arrête. Elle ne semble plus certaine de vouloir avancer plus loin. c'est humain ce sentiment de doute, à ce moment là. Mélangé d'excitation et de tristesse. Parfois vit-on certaine chose, tout en sachant ô combien elles nous feront mal quand nous y repenserons, un jour......
La jeune femme reçoit un autre appel.

-Oui? C'esy vrai? Bon, ne paniquez pas, je reviens!

Tout en raccrochant, la jeune femme se précipitait déjà vers la bouche de métro. Il y avait comme un parfum d'urgence dans sa précipitation. Direction gare Lille Europe.

-Bonjour, je voudrais changer ce billet s'il vous plait?
-Oui, bien sur, fit un guichetier aussi agréable qu'un gladiateur.
-Oh la, je crois que cela ne va pas être possible, mademoiselle, vous avez acheté ce billet sur internet en bénéficiant d'un tarif spécial aller-retour, conditionné à un départ Jeudi, ce que vous avez fait, visiblement, et un retour demain soir....et,...
-O écoutez, cher Monsieur je ne vous demande pas un tarif je vous demande de me le changer, je dois partir dès que possible!
-Dans ce cas, vous avez le TGV de 15h56, arrivée à Aix à 20h30, avec une différence de 29€, ça ira?
-Parfait! admit-elle.

Il ne lui restait que deux heures à tuer. Le temps de flâner, contrariée, dans les galeries de la Tour Euralille...avec ses centaines de boutiques, un peu à l'image de La Part-Dieu.

Etienne et Vincent étaient en train de déjeuner. Pour une fois ils avaient souhaité manger ailleurs qu'à V2, "Pourquoi pas à Euralille?" demanda Vincent, " Ca grouille de nénettes le midi là-bas"....

-Messieurs, que prendrez-vous?
-Ce sera une Napolitaine, pour moi, avec un quart de rosé de Provence. Merci
-Une salade nordique, pour ma part, s'il vous plait Madame.

Ah! cette incroyable habitude qu'ont les gens du Nord à glisser des  " S'il vous plaît" à chaque fin de phrases, 10€ s'il vous plaît!, s'il vous plaît en tendant la monnaie dans une boulangerie!..

-Bon, qu'as-tu pensé de cette réunion? Ils auraient pu le dire avant qu'on allait se retrouver de corvée de salon à Marseille la semaine prochaine.
-T'as raison, Vincent, moi perso, ça me saoule de me taper 5H de train pour aller là-bas une demi journée, et revenir à Lille le soir même!
-C'est déjà une chance qu'on s'y colle à deux! dit Vincent.
-Oui, ce sera un peu comme une journée de vacances!
-C'est bien pour ça que l'affreuse nous a demandé de la pointer en RTT, la garce!
-Nan, tu déconnes? On se tape la route parce qu'elle même n'a aucune envie d'y aller, et on doit la décompter du compte-temps RTT...A cette allure là, c'est le "Pas-compte-tent" qu'on va l'appeler c'te connerie!
-On a qu'à lui demander de rester dormir sur place et de rentrer que le lendemain?
-Ah, ouhais, en plus ça tombe Vendredi, donc on pourrait même rester là-bas tout le week-end?

A cet instant de préparatifs d'un week-end entre amis promis à de belles parties de fou-rire, une jeune femme quelconque passa devant leur table avant de s'engager dans une des nombreuses allées du centre commercial.

-Oh! t'as raté une de ces nénettes, mon petit Etienne, faudra être plus vif si tu veux que je supporte un week-end complet avec toi à Marseille !
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13 juillet 2009 1 13 /07 /juillet /2009 18:56

-T'inquiètes pas mon ami, avec toi dans mes bagages, je suis persuadé de ne rater aucune belles filles dans les quinze kilomètres à la ronde, autour de notre hôtel! Je te promets d'être sur mes gardes....Tant que tu m'dégottes pas une de ces blondasses filiformes de fin d'soirées!
-Mais t'as tort, c'est sympa aussi les "blondasses filiformes de fin de soirée", ça coûte moins cher, et il ne faut pas douze Amex et 3 cartes affaires pour se les embarquer!
- D'un coup, j'ai hâte d'y aller, en fin de compte, à Marseille même si faudra au moins se montrer dix minutes sur le salon des nouvelles technologies.

Le TGV 45678 de 15h56 à destination de Marseille St Charles est annoncé voie 44, il desservira les gares de Aéroport Charles de Gaulle, Marne le Vallée -Chessy, Lyon Part-Dieu, Valence TGV, Avignon TGV, Aix TGV, et Marseille Saint Charles, arrivée prévue en gare de Marseille est prévue à 21h02. Mesdames et messieurs la Sncf et tout son personnel de bord...

Une envie pressante  poussa Vincent à se diriger vers les toilettes. Une jeune femme pressée courrait dans les travées du Centre, se dirigeant vers Lille-Europe.

-Ca va Mademoiselle?- demanda Vincent qui venait de percuter cette dernière.
-Oui, oui, ça va, merci
-Attendez, je vais vous aider à transporter votre sac, vous partez? votre train est à quelle heure? Je vais vous accompagner jusqu'à la gare...
-C'est gentil ça ira, j'ai pas trop le temps, ni le coeur pour un échange de numéro, et le coup de la bousculade ça devait marcher quand vous aviez quinze ans de moins, aujourd'hui c'est un peu désuet!!!

Elle prit ses effet, avec précipitation, et s'éloigna vers la passerelle qui la mènerait jusqu'aux voies, laissant Vincent pantois.

-Tu sais quoi, mon pote, j'ai recroisé la petite nana de t'à l'heure, une vraie dingue! Puis pas si bien foutue que cela au fond! J'devais avoir les yeux plein de caca tout à l'heure!
-Ah bon, tu lui a filé ton numéro et elle t'aura giflé?
-Pas du tout, mon pote, n'imp' je ne donne pas mon numéro comme ça ,moi, Monsieur, je ne suis pas un homme facile!

Et les deux hommes éclatèrent de rire. Il est vrai que notre Vincent était un "chasseur" comme le qualifiait souvent Etienne. Il se balladait avec un porte-feuille épais comme l'annuaire, à cause des centaines de cartes de visites qui s'y logeaient....et il n'en faisait que très rarement un usage professionnel! Vincent était un coureur invétéré de la pire espèce des dragueurs.

-Ok, je me prends au moins dix vestes par jour, mais en attendant, en essayant quarante fois en une journée, les probabilités plaident en ma faveur, et j'ai au moins une chance de récupérer Quatre numéros, une chance pour obtenir un numéro en retour, et une autre peut-être de passer une soirée.....agréable! tu ne connais pas la vie mon ami! 

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13 juillet 2009 1 13 /07 /juillet /2009 18:55
Etienne et Vincent étaient enfin au bureau. Un vent de culpabilité leur fit penser qu' à la vue de leur productivité du jour, ce ne serait pas du luxe que de rester bosser jusqu'à vingt heures. Vers 19h, le monstre rentra au bureau. 
-Bonjour les garçons, vous êtes encore là cette heure-ci? Vous devez probablement être les derniers au bureau à cette heure ci! Pas très pressés d'être en week-end, c'est étonnant!
-Re-bonjour chef! fit Vincent, un rien lèche-botte.

Etienne lui était trop occupé à combler une partie de son retard de la semaine et finissait de passer des commandes pour les magasins. La française de Bureautique était le dernier né d'un grand groupe de la distribution française, mais qui n'était pas encore à l'apogée de sa maturité et beaucoup d'aspects venaient le rappeler, notamment la gestion des commandes de produits, les délais de réactivité, etc...même les logiciels les plus élémentaires. Ca faisait un choc quand on entrait dans cette société, et il fallait du temps pour s'y faire. A contrario, si un archaïsme  certain faisait parfois penser à certain qu'on en était qu'aux premiers balbutiements de la boite, certains facteurs qui en découlaient étaient très agréables, notamment l'esprit familial et de groupe, d'équipe qui y régnait. C'est sur que les salaires n'étaient pas les plus élevés du marché, mais le facteur cité plus haut valait bien cette différence, et la gestion du stress était appréciable...parce que quasi nulle ici.

-Chef, puisqu'on doit aller au salon des nouvelles techno la semaine prochaine, et que cela tombe un Vendredi on peut peut-être rester sur place le week-end, ces longs trajets, c'est épuisant, puis Noel approche, et le boulot va devenir démentiel, alors....
-Oui, c'est bon Vincent, arrêtes ton char, c'est ok, tant que les frais d'hôtel restent à votre charge pour les nuits suivantes.....
-Merci chef, on sera sages!

A vingt heures, la directrice des achats, malgré son devoir d'exemplarité, décida qu'il était plus que l'heure de s'en aller vaquer à ses occupations. Elle se sentait bête de partir en laissant derrière elle ses collaborateurs travailler encore un vendredi soir! Bien sur, elle ne savait pas qu'ils s'étaient accordés des aises lors du déjeuner, bien sur, elle ne se doutait peut-être pas que sitôt partie, ils déguerpiraient vite fait! Quoi qu'il en soit, elle se sentait devoir montrer l'exemple auprès de ses équipes, mais dans le cas présent, cela l'ennuyait fortement en raison d'un rendez-vous amoureux dégotté sur Meetic.....en arrangeant son profile en sa faveur vous l'aurez bien compris! Les garçons, à leur tour, s'apprêtaient à quitter les lieux. Mais Etienne  voulut vérifier au préalable sa messagerie avant de s'en aller. Un mail, qu'il avait déjà vu, attira son regard, il reconnaissait l'expéditeur. Le message disait :
"Vous l'avez raté de près aujourd'hui, occasion manquée, mais vous ne serez pas long sans avoir les réponses à vos questions, vous aurez enfin, très vite, des nouvelles de Catherine"

-Ca commence à bien faire, je me demande quel est l'enfant de salop qui m'en fait voir avec cette p....d'histoire que je voudrais bien oublier un jour!
                                                                                                                                          11   
    
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13 juillet 2009 1 13 /07 /juillet /2009 18:47
Etienne sortit du bureau furieux, et un rien contrarié. Qu'est-ce que cela signifiait? Qui s'amusait avec lui? Pourquoi avoir des nouvelles de Catherine deux ans après. Ça avait si long pour lui d'essayer de l'oublier, et son ombre revenait, comme un fantôme le hanter de nouveau. Les yeux d' Etienne étaient autant rempli de pourquoi que d'émotion?

-C'est qui ce naze qui t'envoie des nouvelles de cette nénette, puis c'est qui exactement cette femme? T'étais avec?
-O mon ami, c'est une longue histoire....j'étais marié, puis un jour, une énième mutation et un énième changement de boite ont eu raison de l'amour que ma femme me portait. Elle est partie sans crier gare....Plus d'affaires, plus de vie ; plus rien....Je me retrouvais au fond du Jura déboussolé. C'est là que j'ai rencontré Catherine, enfin rencontré.....je la connaissais déjà, elle travaillait dans le même hypermarché que moi, au géant de Dole. Nous nous sommes mis ensemble au retour d'un séjour dans le Nord en Novembre 2005. J'avais laissé à mon ex- femme une ultime possibilité de revenir sur sa décision, mais elle ne l'a pas saisi, et au retour dans le Jura, j'ai cédé à la solitude, à la tentation, et je me suis jeté comme un désespéré sur Catherine
-Jeté, hum.....!
-Je me suis mis avec elle. Puis là, commença une relation extraordinaire, fusionnelle. Elle était dans ma peau comme la plus grave des maladies, puis une fois encore la belle histoire s'est muée en tragédie pour moi. on s'est quitté sur une tromperie, puis plus rien, plus aucune nouvelle, il m'aura fallu je ne sais combien de plaquettes de tranquillisants pour l'enfouir dans ma mémoire et arrêter de la voir partout, et de vivre dans notre passé...jusqu'à ces mails.....qui me la font renaître. je ne les ouvrirai plus, si je tenais le con qui m'envoie ça, je me le fais!
-Bah, pourquoi tu ne lui répondrais pas?
-J'ai tenté de le faire, mais sans retour, il balance, ou elle? les mails, puis...oui, c'est peut-être une femme qui s'amuse avec moi? tiens, je n'y avais pas pensé.  
-Écoutes, mon pote, laisse tomber toutes ces conneries, Oui, ça doit être cela une nana que t'auras lâché et qui te harcèle pour te le faire payer, aller viens, on va s'boire un coup chez Pierrot et rentrer dans nos casbahs.
-Mwé, t'as raison l'ami......c'est week end après tout!
                                                                                                                                            12
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13 juillet 2009 1 13 /07 /juillet /2009 14:29

Elle faisait le guignol la petite grenouille!

Se prenait pour un guerrillero, traversant le gué,

Évitant les guets-apens, tandis qu'on la guettait,

Et, groggy par le soleil, une grue grimaçait ;

Sur la rive, le guépard sortait les griffes,

A la vue de sa gorge qui se gonflait.

 

 

 

Au goulot de la rivière, un goujon gageait :

Qu'il golferait un jour, si le goéland l'épargnait!!!

Sur son tronc, un gendarme gesticulait :

"O gonjon, méfies-toi de son gésier!"

Tandis qu'une génisse broutait grossièrement,

La grenouille sentit son ventre gargouiller,

A la vue de ce gendarme qui gémissait!

Telle, un gangster, elle s'empara d'un gadget,

Et, gantée , en reine de la gâchette ;

Elle gélifia instantanément le gendarme,

Pas le temps de geindre, pauvre " gâterie"!

Un gibbon vit la scène un peu gêné,

Le génocide des gendarmes se généralisait,

Que les grenouilles sont gloutonnes!

Et, à moins d'être G.I, notre insecte ne pouvait

Pas éviter les gnons, greffier...notez!

M@dine , Dole ( Jura) 30.01.2006.......concours poétique sur le thème " Nature et Consonnes", organisé par l'office des forêt du Jura, 96 participants, avec cette légèreté poétique j'ai terminé 4è. 

 

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13 juillet 2009 1 13 /07 /juillet /2009 14:28

La vie est une chienne,

Aux moeurs malsaines,

La vie est une traînée,

Une putain assoiffée,

La vie est mensonges,

Depuis ces maudits songes,

La vie n'est que morsures,

Dont je panse les blessures,

La vie est miséricorde,

Peuplée de toutes ces hordes,

Vie, je te maudis,

Depuis qu'elle a fui

Vie, tu es misère,

Plus de point de repères,

Vie, tu es naufrage,

Mais ce n'est qu'un passage,

Vie, je te méprise,

Ne crains plus mes sottises,

Vie, tu es démon,

Qui jouit des oraisons,

Vie, je ne peux plus te voir,

Vie, tu es cauchemar,

Vie, tes dents sont longues,

Vie, les plaies sont profondes...

M@dine 

 

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13 juillet 2009 1 13 /07 /juillet /2009 13:37
L'arbitre siffla le début de la rencontre, Etienne regardait attentivement la disposition des joueurs sur la pelouse, en grand connaisseur, tandis que Vincent jetait des coups d'oeil à droite et à gauche, à la recherche d'une victime éventuelle. Le Kop lillois faisait planer des drapeaux rouges et blancs, les parisiens un peu de bleu, conscrits surtout derrière leur tribune grillagée, puisque coutumiers des débordements en tout genre. Le match débuta avec une nette domination parisienne. Contre le cours du match, la providence frappa pour des lillois euphoriques qui marquèrent à deux reprises par leur attaquant vedette Vadokich, international hongrois. Nous étions à la quarante quatrième minute, et l'arbitre regardait de temps à autre sa montre et le quatrième arbitre afin de connaître le temps additionnel. Tout un coup, un coup de feu déchira les chants des supporters lillois. Le temps fila à toute allure. Un homme se coucha dans la tribune présidentielle, et des gens crièrent. Les CRS et autres policiers qui couvraient l'évènement affluèrent vers l'endroit où un homme était tombé, frappé au thorax par le tir d'une arme à feu, en plein stade de football! L'arbitre fit cesser le match, et les joueurs rentrèrent aux vestiaires prématurément. Au micro, la speakerine annonça un "incident". Les chants reprirent. En quelques minutes, la rumeur qu'un homme avait été blessé par balles parcouru les travées. De nombreux policiers, arrivés sur place en renfort, vinrent quadriller les allées du stade. La brigade criminelle de Lille fit son entrée, et l'inspecteur Alexis Balaine eut de suite l'idée de se rendre au poste de vidéo-surveillance. Les coups de feu provenaient de la tribune est et avait été tiré par un individu qui n'avait pas laissé de trace, du moins pas dans l'enceinte du stade. Le lieutenant Balaine en déduisit alors que le tir venait de l'extérieur. Impossible, surtout ce soir, de pénétrer dans le stade avec tous les contrôles qui avaient eu lieu, soirée à haut risque oblige. Fouilles, barrages, et contrôles nombreux étaient courants les soirs de match qualifiés de "difficiles" par la préfecture du Nord.
Le lieutenant Balaine fit interrompre le match pour des raisons de sécurité et l'annonce ne tarda pas à décevoir des milliers de supporters, sauf, peut-être quelques centaines de parisiens ravis d'une telle "aubaine". L'entraîneur lillois était fou de rage, de même que le public. 
"Mesdames, messieurs, en raison d'un incident majeur survenu avant la mi-temps en tribune présidentielle, nous sommes contraints d'arrêter le match dès à présent. Un homme ayant été victime d'un tireur, les forces de police vous demandent de bien vouloir sortir dans le calme et sans précipitation. Les billets que vous avez achetés ce soir seront valables, exceptionnellement, pour ce même match, une fois la date du report connu. Madame, mesdemoiselles, messieurs, nous  vous prions de bien vouloir nous excuser pour ces incidents, et nous vous souhaitons de passer quand même une agréable soirée. Merci"

                                                                                                                                           23    
 
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13 juillet 2009 1 13 /07 /juillet /2009 13:35
Etienne et Vincent sortaient du stade dépités.
-Putain, et dire que pour une fois on leur faisait la misère à ces Parigots de ...
-T'inquiètes, ce n'est que partie remise; Puis, tu te rends compte, on a tiré ici à Lille sur une personne qui à cette heure -ci est peut-être en train de mourir! C'est incroyable, je me demande bien si elle s'en sortira? Et qui peut se faire tirer dessus en plein stade, on me dirait que cela se passe aux Etats-Unis, je le croirais, mais là, à Lille! Dingue! 
-Ce qui est dingue, surtout c'est ce premier but de fou qui ne sert plus à rien! maugréa Vincent.
-C'est quand même impensable ça, on assiste à un accident tragique et toi, toi, tu ne vois que le résultat!
-Ouhais, ouhais, bon allez on se casse boire un coup, j'ai filé rencard à ma voisine, je vais l'appeler pour lui dire de se pointer un peu plus tôt!

Les deux amis, continuaient de parler de ce qui s'était produit tout en se rendant sur Lille, le stade étant éloigné de quelques kilomètres.
Pendant ce temps le lieutenant Balaine se préoccupait des premiers éléments d'enquête.
Très vite, cette fois, la thèse d'un tir émanant de l'extérieur du stade prévalait. Des policiers avaient retrouvé des douilles sur le toit d'un immeuble face à la tribune est. Le calibre était du 22mm et seules deux balles avaient été tiré. Le tireur était un professionnel, et il n'a pas jugé utile de tirer des coups supplémentaires de peur d'être pris de court dans sa fuite. Balaine appris que l'homme sur qui on avait tiré était un homme d'affaire russe s'appelant Vladimir Pétrotrovitch, qui avait fait fortune en rachetant d'anciennes usines du peuple soviétiques et en les revendant aux occidentaux en biens immobiliers pour leurs expansions d'enseignes dans les pays de l'Est. Il venait d'entamer une carrière politique et était sur le point de monter un groupe parlementaire, à la suite des élections qui avait vu son nouveau parti, le Parti de l'innovation et du Peuple (PIP) crédité de près de trente pour cent des voix aux récentes consultations de la semaine précédente. Pétrotrovitch n'avait pas que des amis dans le pays, puisqu'il prônait un espèce de Capitalisme allié à des bases communistes, une voie du "milieu" qui avait su séduire bon nombre de russes, bien que trés peu réalisable.
Balaine savait par avance que l'affaire ferait du bruit, et qu'elle lui serait retirée. Que les russes demanderaient des comptes et que les RG français et russes prendraient le relais. Il ne fallut pas plus de 10 minutes au Quai d'Orsay pour prendre contact avec lui en lui signifiant qu'il était dessaisi et qu'un "collègue" parisien était déjà dans le TGV pour prendre la relève.

                                                                                                                                                  24 
  
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13 juillet 2009 1 13 /07 /juillet /2009 13:35
Les deux amis étaient dans un bar du côté du centre ville. Le Flibustier. Le bar venait d'être repris par un nouveau propriétaire qui reprit le concept qui avait fait sa force quelques années auparavant. Un bar- restaurant qui propose à ses clients dans une ambiance feutrée un karaoké, et de quoi se restaurer en même temps, et vers une heure du matin, il se transformait en une discothèque pour les midinettes branchées et friquées de la ville. Un écran géant diffusait les résumés des matchs du championnat de France de League 1. On voyait la défaite de l'O.M, celle de Lyon 2 à 0 à Auxerre. Puis, on eut droit à des images de Lille, on montrait surtout la dispersion des supporters au moment de l'annonce micro. Le journaliste parlait de la première conférence de presse officielle.
Un homme d'affaire qui avait été touché par balles, et qui, une fois conduit par hélicoptère au CHR de Lille, n'avait pas tardé à plonger dans le coma. Dans le bar, de nombreux supporters lillois commentaient l'incident. Puis, au fil de la soirée, la rancoeur née de l'arrêt du match passa, et l'ambiance monta doucement vers minuit. Quelques enterrements de « vie de jeunes-filles » et des groupes de midinettes venues pour faire la fête et boire un coup, firent oublier aux « footeux » leur match abandonné, et rires, roucoulades, et danses serrées de près prirent le relais, et taire les commentaires.
Etienne buvait une Vodka, Vincent enchaînait les Whisky-Coca. Enfin, il enchaînait surtout les coups d'œil en direction des jeunes femmes qui malgré le temps maussade n'étaient pas vraiment vêtues chaudement. Il fit la connaissance d'une jeune femme qui s'appelait Eva. Eva, était étudiante en Psycho, et n'avait pas grand-chose dans la vie, excepté ce don de flairer les bons coups ( Dans tous les sens du terme) et n'étaient intéressée par rien, hormis l'argent, les sorties, le matériel, le futile. Le genre de profil qui tombait toujours sur Vincent. Il avait lui aussi un don, tomber sur des filles intéressées qui ne juraient que par l'argent, la facilité, les belles voitures et les hommes à situations.
Une heure et demie du matin, tandis que deux amis buvaient et papotaient avec deux jeunes femmes assises à leur table, un homme plongé dans le coma au CHR de Lille décédait, assassiné par un individu qui s'était fait passé pour un personnage officiel de l'Etat, accompagné de trois vêtus comme des policiers. Lorsque les quatre hommes quittèrent la chambre, leur sale besogne accomplie et la diffusion rapide de leur produit dans le sang du patient, ils n'éveillèrent même pas les soupçons de quiconque.
Deux heure, pile, du matin. A l'hôpital, on s'était rendu compte du décès du patient. Sur le coup, on mit cela sur ses blessures au thorax, ce n'est qu'une fois les examens achevés que l'on s'aperçut qu'il était mort par injection. La police fut prévenue, des comptes furent donner préfet du Nord, qui devait lui-même en rendre au Ministère de l'intérieur et au Quai d'Orsay. Le travail entamé au stade était terminé. L'homme d'affaire, devenu un politicien dangereux pour les gens au pouvoir dans son pays, n'était plus de ce monde. Il avait payé cher son goût du pouvoir, et son amitié pour un joueur qui évoluait à Lille, Andersky, le nouvel attaquant de Lille, arrivé à l'été. Ce n'est rien que de dire que l'affaire faisait parler d'elle dans les différents ministères français. Elle était qualifiée de première importance.
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